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Québec investit 2 M$ dans le projet d'usine de valorisation de résidus de bauxite

De l'équipement industriel dans une usine.

L'unité de démonstration commerciale de valorisation des résidus de bauxite de GMR est désormais opérationnelle sur le site de l'Usine Vaudreuil de Rio Tinto, à Jonquière.

Photo : Courtoisie

Au coeur d'un projet annoncé en 2017, l'unité de démonstration commerciale de valorisation des résidus de bauxite est désormais opérationnelle sur le site de l'Usine Vaudreuil de Rio Tinto, à Jonquière.

Aujourd'hui évalué à plus de 9 M$, le projet bénéficie maintenant d'une contribution de 2 M$ de la part du gouvernement du Québec.

Le projet découle d'un partenariat entre Rio Tinto et la firme Récupération globale de minéraux (GMR), une filiale québécoise d'une compagnie américaine. Rio Tinto nous héberge dans une ancienne usine d’alumine commerciale sur le site des installations Vaudreuil, a précisé par courriel André Pedneault, directeur général de GMR Québec.

GMR a conçu une technologie qui permet le traitement et la valorisation des boues rouges, résidus corrosifs de bauxite issus de la production de l'alumine. Son procédé neutralise et conditionne les résidus, rendant possible l'extraction de l'oxyde de fer destiné à différents marchés, comme celui des matériaux de construction.

Le site actuel de résidus de bauxite près du complexe Jonquière

Le site de résidus de bauxite près du Complexe Jonquière, en 2017.

Photo : Radio-Canada

Vers une usine de 100 travailleurs

Selon le communiqué du gouvernement du Québec, le projet vise ultimement l'implantation à Saguenay d'une première usine de traitement à l'échelle commerciale. À l'échelle industrielle, ce procédé contribuera à réduire l'accumulation de résidus de bauxite sur le site de l'Usine Vaudreuil et pourrait créer une centaine d'emplois dans la région.

La bauxite est au coeur du procédé de fabrication de l'aluminium. Ce minerai rouge est importé par bateau dans la région. Traditionnellement, les résidus étaient accumulés dans un lac de boues rouges directement sur le site du Complexe Jonquière.

Nous sommes heureux de bénéficier de ce soutien pour mettre à profit notre investissement substantiel dans une première démonstration en son genre à grande échelle de notre capacité à révolutionner le traitement des résidus de bauxite, a fait savoir Frederick Rucker, chef de la direction de GMR, dans un communiqué de l'entreprise.

Des ministres réjouis

La présente étape permettra la création de dix emplois au Saguenay-Lac-Saint-Jean. Notre gouvernement réaffirme sa volonté de conjuguer développement économique et protection de l'environnement pour une économie verte et prospère. Le projet de GMR sera porteur pour notre secteur de l'aluminium et contribuera à la relance de l'économie du Saguenay-Lac-Saint-Jean en créant des emplois durables et payants, a commenté Pierre Fitzgibbon, ministre de l'Économie et de l'Innovation.

Les intervenants de l'industrie sont proactifs et réalisent des projets innovants qui aident la région à maintenir sa position stratégique en matière de production et de transformation de l'aluminium, a ajouté la ministre responsable du Saguenay-Lac-Saint-Jean, Andrée Laforest.

L'aide financière de Québec provient du Fonds du développement économique, dont Investissement Québec est le mandataire.

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