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Amos amorce des recherches de plomb dans son eau

De l'eau coule d'un robinet dans une cuisine.

Amos doit échantillonner l'eau de certaines résidences pour détecter une possible présence de plomb. (archives)

Photo : iStock

Désiré Kafunda

Dans le but d’amorcer des tests de détection de plomb dans l’eau potable, la ville d’Amos est à la recherche de résidences où il sera possible de prélever des échantillons d’eau durant l’été 2021. Ces échantillons vont permettre de déterminer le niveau de plomb dans l’eau.

La Ville d’Amos veut tester une quinzaine de résidences, datant particulièrement des années 1935 à 1955 et branchées sur le réseau d’aqueduc de la Ville.

Selon le directeur de l’environnement et du service public à la ville d’Amos, Régis Fortin , le projet découle d’une obligation du gouvernement du Québec, qui a modifié l’encadrement réglementaire du plomb dans l’eau potable. Il faut un petit peu plus investiguer nos réseaux pour les teneurs en plomb, explique-t-il.

On sait que dans nos réseaux, particulièrement dans la ville d’Amos, nos teneurs en plomb sont très basses, rassure toutefois M. Fortin.

Les origines du plomb dans nos résidences

Ce qui pourrait poser problème, selon Régis Fortin, ce ne sont pas les canalisations souterraines d’eau de la ville, mais plutôt la plomberie interne dans les résidences ou des entrées de service.

Entre les canalisations principales de la ville et la résidence, souvent, on voit une structure. C’est ce qu’on appelle une vanne de fermeture ou d’ouverture pour les résidences. Donc ce sont ces petits bouts de tuyauterie qui, à une certaine époque, un certain laps de temps, dans les années 40 à 50 peut être même jusqu’à 70, ont utilisé des matériaux de plomb et c’est ce qu’il faut vérifier par des analyses additionnelles, souligne M. Fortin.

Plus une résidence est ancienne, plus elle a des chances d’avoir du plomb dans son eau.

C’est la raison pour laquelle la Ville d’Amos focalise sur des résidences datant des années 1935 à 1955.

Si on a des quartiers qui datent des années 70, on est conscient que ce n’est pas une problématique, parce que le cas de plomberie avait changé à ce moment-là, ce ne sont plus des matériaux qui étaient utilisés. Mais on a quand même d’assez vieux quartiers dans la ville [...] donc on veut aller vérifier s'il y a des établissements qui ont peut-être une plomberie susceptible de dégager un peu plus de plomb dans l’eau et ce sont ces usagers-là, plus particulièrement, qui sont à risque, explique M. Fortin.

Du plomb dans votre eau : faut-il être inquiet?

Des tests de plomb dans l’eau comme ceux qui vont être effectués à Amos sont nécessaires pour déterminer où se trouvent les risques et agir. Selon le chef d’équipe et conseiller en santé environnementale à la direction de santé publique, Stéphane Bessette, l'idée est de réduire l’exposition de la population au plomb.

Les jeunes enfants en particulier sont plus susceptibles d’avoir des effets en lien avec une exposition au plomb. On parle d’effets neuro-comportementaux. De manière plus spécifique, ça peut entraîner une légère baisse du QI, ça peut entraîner des troubles de concentration, ça peut entraîner de la dyslexie, bref ça peut entraîner des problèmes au niveau du développement, explique M. Bessette.

Les femmes enceintes font également partie de la population à risque.Les fœtus puis les nourrissons sont susceptibles de développer des effets en ayant une exposition soutenue, dit M. Bessette. Bien entendu, les effets qui peuvent se manifester vont dépendre de la durée et de la dose d’exposition.

La norme pour le plomb dans l’eau potable a été diminuée de moitié. Là, maintenant, c’est 5 microgrammes par litre.

Stéphane Bessette, chef d’équipe et conseiller en santé environnementale à la direction de santé publique

Qui paie la facture?

Il est bon de savoir que la présence trop élevée de plomb dans l’eau peut être coûteuse pour les propriétaires. Si c’est une problématique de plomberie interne, là malheureusement, c’est à la charge du propriétaire puisque c’est sa résidence, c’est sa plomberie, dit le directeur de l’environnement et du service public à la Ville d’Amos, Régis Fortin.

Il ajoute toutefois que la Ville pourrait avoir, elle aussi, à endosser des responsabilités. Alors, si on détermine, par exemple, que c’est le service [de la Ville] qui serait en cause, il va falloir voir comment nous, au niveau de la Ville, on peut intervenir pour changer ce service et régulariser ce service-là, révèle-t-il.

Il y a aussi des moyens de contourner le problème. Si on ne peut pas aller enlever les conduites, finalement, il y a des moyens de gérer le problème en laissant couler l’eau plusieurs minutes le matin. C’est certain que les concentrations de plomb qui vont être dans une eau qui a coulé pendant quelques minutes vont être très faibles, souligne le chef d’équipe et conseiller en santé environnementale à la direction de santé publique, Stéphane Bessette.

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