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Risque de grève dans les services de garde scolaires de Sherbrooke

Des jeux à terre dans une salle de classe, En arrière plan on aperçoit les jambes d'un enfant qui joue à terre.

Les membres ont voté à 74 % en faveur de la grève.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Les élèves à peine de retour en classe après les Fêtes que déjà, la grogne se fait déjà sentir dans le milieu de l'éducation. Les trois-quarts des membres de deux syndicats de la région ont voté en faveur d'un mandat de grève de cinq jours.

Le Syndicat du personnel technique et administratif du Centre de services de la Région-de-Sherbrooke (SPTA-CSQ) représente des travailleurs en service de garde, mais aussi les techniciens, des préposés, des surveillants, des techniciens en éducation spécialisée et ceux qui travaillent dans les secrétariats. Il compte actuellement 2500 membres.

Ce mandat leur permettra d’entrer en grève au moment qu’ils jugeront opportun.

C’est un véritable cri du cœur, a expliqué Renée Bibeau, la présidente du SPTA-CSQ, en entrevue à Par ICI l’info.

C’est dire : "Écoutez, on a besoin de conditions de travail pour attirer les gens, mais surtout pour les garder". Parce qu’il y a une pénurie de personnel vraiment importante, et ça commence à détériorer les services qu’on peut rendre à nos élèves.

Renée Bibeau, présidente du SPTA-CSQ

Les problèmes du milieu ne sont pas tous liés à la pandémie, même si elle les a exacerbés, note Mme Bibeau.

En 2015, on décriait déjà la situation, et on n’était pas en situation de COVID. Dans les cinq dernières années, ça s’est détérioré de plus en plus, et c’est sûr, ça a explosé cette année, explique-t-elle.

Et ce n’est pas un manque de volonté ou un manque de travail de la commission scolaire d’engager des gens. On a 400 membres de plus depuis le premier septembre, juste chez nous. Mais on n’a pas 400 postes de plus. Ça veut dire que ce sont des gens qui ont été engagés, qui sont venus, qui ont travaillé quelques semaines, qui ont peut-être vu leur paie, les conditions de travail dans lesquelles ils doivent travailler.

Elle note que le but de ses collègues n’est pas d’aller en grève.

On a mis plein de moyens sur la table. Pas juste salarial, le salaire est très important, mais présentement, il n’y a aucune ouverture de la partie patronal. On dirait qu’ils ne voient pas, qu’ils ne sont pas conscients de la problématique, conclut-elle.

Même son de cloche au Collège Champlain de Lennoxville 

Dans le contexte du renouvellement de sa convention collective, le Syndicat des enseignants et enseignantes du Collège Champlain de Lennoxville (SECCL) a aussi annoncé que ses membres se sont prononcés à 75 % en faveur d’une grève.

Ce mandat est aussi de cinq jours, à exercer au moment opportun.

Dans un communiqué, Nicolas Lecomte, président du SECCL, a indiqué que le piétinement des négociations avec le gouvernement est à l’origine du résultat de ce vote.

Le gouvernement a choisi de nous embarquer dans une négociation qu’il ne semble pas intéressé à voir avancer, refusant de bonifier substantiellement son offre depuis plus d’un an, malgré les nombreuses concessions faites de notre côté.

Nicolas Lecomte, président du SECCL

La grogne se fait aussi sentir du côté du Syndicat de l’enseignement de l’Estrie. Le syndicat a organisé des assemblées virtuelles, de lundi à jeudi, pour permettre aux membres de voter sur un potentiel mandat de grève. 

Richard Bergevin, président du syndicat, a indiqué qu’une grève serait un dernier recours, et que l’objectif de ses membres est plutôt de pousser le gouvernement à améliorer leurs conditions de travail.

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