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Les enseignants du CSCN tiendront un vote de grève la semaine prochaine

 Un centre d'expérience préscolaire et parascolaire.

Les négociations locales autour de la convention collective n'ont pas abouti depuis un an et demi.

Photo : Radio-Canada / Emma Hautecoeur

Les enseignants du Conseil scolaire Centre-Nord (CSCN) décideront s’ils veulent se donner un mandat de grève, après un an et demi de négociations infructueuses avec le conseil scolaire concernant la convention collective.

Pour obtenir ce mandat de grève, les enseignants doivent voter à la majorité simple en sa faveur. Ensuite, s’ils veulent déclencher la grève, ils doivent aviser le conseil scolaire 72 heures à l’avance.

La convention collective actuelle est échue depuis deux ans.

Le conseil scolaire et le syndicat n’arrivent pas à s’entendre sur certaines conditions de travail locales inscrites dans la nouvelle convention collective couvrant la période du 1er septembre 2018 au 31 août 2020.

Si la convention est adoptée, elle entrera en vigueur rétroactivement et restera en place jusqu’à la signature de la prochaine convention collective.

Selon le Syndicat des enseignants, les trois points de litige concernent les avantages sociaux, les congés supplémentaires pour les directeurs et les directeurs adjoints des écoles et la question du bénévolat des enseignants dans les écoles.

Le CSCN et le Syndicat des enseignants ont refusé nos demandes d’entrevue.

Les parents sont inquiets

La Fédération des parents francophones de l’Alberta affirme vouloir rester neutre dans le dossier et prioriser la continuité, afin de nuire le moins possible à l’apprentissage des élèves.

Je sais que [s’il y a une grève] ça va causer du stress pour les parents, mais on va appuyer les deux côtés et on va y arriver, dit la présidente de la fédération, Gillian Anderson.

Le président du conseil d’école de l’École Gabrielle-Roy, à Edmonton, Vincent Bouchard, ne comprend pas pourquoi les négociations prennent autant de temps. Les enseignants ont des demandes très raisonnables qui existent dans d’autres conseils scolaires, souligne-t-il.

On demande aux enseignants d'en faire énormément dans un contexte de pandémie, mais on refuse de leur donner une [nouvelle] convention collective. C’est incroyable.

Une citation de :Vincent Bouchard, président du conseil d'école de l'École Gabrielle-Roy d'Edmonton

En tant que parents, on est très inquiets. On ne veut pas de grève, mais le plus important est de supporter nos enseignants, ajoute-t-il.

Vincent Bouchard craint aussi que la lenteur des négociations ne pousse des enseignants du CSCN à choisir d’enseigner dans des écoles d’immersion, où les conditions qu’ils désirent sont déjà en place.

Un rare vote de grève

Henri Lemire, qui a été directeur pendant 20 ans du Conseil scolaire Centre-Nord, croit que la tenue de ce vote de grève est inhabituelle.

Durant sa carrière de directeur, il n’est jamais passé près d’un vote de grève des enseignants, même en février 2002, lorsque deux tiers des enseignants albertains ont fait grève.

Chez nous, au CSCN, les choses se sont très bien passées. On n’a même jamais parlé de grève, se rappelle Henri Lemire.

Henri Lemire devant la Cité francophone à Edmonton.

Henri Lemire affirme ne jamais avoir eu à faire face à la possibilité d'une grève des enseignants durant ses 20 années comme directeur général du CSCN.

Photo : Radio-Canada / Richard Marion

Ça dit simplement qu’il y a une frustration [envers les négociations] et on veut mesurer cette frustration, affirme-t-il au sujet de ce vote.

L’ancien directeur du conseil scolaire estime que, depuis une dizaine d’années, les négociations des conventions collectives sont devenues plus longues et complexes, puisque les salaires des enseignants sont maintenant négociés au niveau provincial, et les conditions de travail, au niveau local.

Ça a rendu tout le processus plus lourd et forcément plus long, explique-t-il.

Le vote de grève aura lieu lundi et mardi.

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