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L'accession de Biden au pouvoir saluée par la classe politique canadienne

Joe Biden et Justin Trudeau marchent côte à côte au milieu d'une rangée de drapeaux canadiens et américains.

Joe Biden a rencontré le premier ministre Justin Trudeau à Ottawa le 9 décembre 2016. Il était alors vice-président des États-Unis.

Photo : La Presse canadienne / PATRICK DOYLE

Radio-Canada

Le premier ministre canadien Justin Trudeau n’a pas tardé à transmettre ses félicitations au nouveau président américain, Joe Biden, devenu ce midi son interlocuteur privilégié au sud de la frontière.

Au nom du gouvernement du Canada, je félicite Joe Biden pour son investiture en tant que 46e président des États-Unis d’Amérique.

Déclaration écrite de Justin Trudeau

Dans une déclaration publiée quelques minutes après l’assermentation du successeur de Donald Trump, M. Trudeau souligne que les deux pays entretiennent l’une des relations les plus uniques au monde.

Elle se fonde sur notre engagement commun envers des valeurs démocratiques, nos intérêts communs et nos liens solides sur les plans de l’économie et de la sécurité.

Nos deux pays sont plus que des voisins, puisque nous sommes aussi de proches amis, partenaires et alliés, ajoute-t-il, reprenant une formule quasi consacrée pour décrire les relations canado-américaines.

M. Trudeau dit que ce partenariat sera maintenu dans le cadre de la lutte contre la pandémie mondiale de COVID-19 et de la relance économique durable, qui nous permettra de rebâtir en mieux pour tous.

Le premier ministre canadien évoque aussi une collaboration pour lutter contre les changements climatiques, promouvoir l’inclusion et la diversité et créer de bons emplois.

Nous contribuerons aussi au maintien de la démocratie, de la paix et de la sécurité dans nos deux pays et à travers le monde, affirme-t-il.

Je suis impatient de travailler avec le président Biden, la vice-présidente Kamala Harris, leur administration et le Congrès des États-Unis afin de chercher à rendre nos pays plus sécuritaires, plus prospères et plus résilients.

Déclaration écrite de Justin Trudeau

Le chef du Parti conservateur, Erin O’Toole, a aussi salué l’arrivée au pouvoir de Joe Biden. Félicitations au président Biden et à la vice-présidente Harris pour votre inauguration [assermentation]. Je suis impatient de travailler avec vous pour remettre les Canadiens et les Américains au travail, a-t-il écrit sur Twitter.

Le leader du Nouveau Parti démocratique (NPD) Jagmeet Singh s'est lancé plus volontiers sur le terrain politique en offrant ses félicitations à M. Biden dans un tweet.

Aujourd’hui marque officiellement la fin de la haine et de la division de ces quatre dernières années. C’est aussi une occasion de bâtir une nation et un monde plus inclusifs et plus compatissants, a-t-il déclaré.

La cheffe du Parti vert, Annamie Paul, première femme noire à diriger un parti politique canadien, a aussi félicité le nouveau président, soulignant également l'accession à la vice-présidence de Kamala Harris.

Ma mère était aux États-Unis pendant la marche sur Washington en 1963. À 84 ans, elle peut maintenant voir une partie du rêve de MLK [Martin Luther King] se réaliser, a-t-elle écrit sur Twitter.

Les États-Unis sont le principal partenaire commercial du Canada, et la présidence de Donald Trump, marquée par une approche résolument protectionniste en la matière, a constitué un défi important pour le premier ministre Trudeau.

Les relations entre les deux pays qui partagent la plus longue frontière du monde ont été marquées depuis quatre ans par la renégociation de leur accord de libre-échange, imposée par M. Trump, et des conflits commerciaux portant sur l’acier, l’aluminium et le bois d'œuvre.

M. Trump avait aussi sévèrement tancé le premier ministre canadien au terme du sommet du G7 qui s’est tenu à Charlevoix. Il avait accusé Justin Trudeau d’avoir dit des faussetés et l’avait accusé d’être malhonnête et faible.

Le mandat de Joe Biden ne s’annonce pas dénué de défis pour autant. Le nouveau président doit signer dès aujourd’hui un décret présidentiel invalidant le permis de construction de l’oléoduc Keystone XL, que défend officiellement son gouvernement.

Dans une récente entrevue qu'elle a donnée à CBC, l’ambassadrice canadienne à Washington, Kirsten Hillman, n’a pas caché qu’elle craignait que M. Biden renforce des dispositions du Buy American Act, afin que les entreprises américaines bénéficient des investissements publics à venir.

Je crois qu’il a été assez clair au sujet de certains aspects de sa politique économique qui sont un peu plus protectionnistes que nous le voudrions, a-t-elle déclaré.

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