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L’avenir du volleyball canadien en action à Gatineau

Volleyball Canada tient un camp d’entraînement spécial de deux mois avec ses meilleurs espoirs.

Un entraîneur explique un exercice lors d'une pratique de volleyball.

Les joueurs du programme excellence de Volleyball Canada profitent d'un encadrement professionnel.

Photo : Radio-Canada / Jonathan Jobin

Alors que la plupart des programmes sportifs universitaires sont à l’arrêt forcé en raison de la pandémie de COVID-19, Volleyball Canada prend les grands moyens pour permettre à ses meilleurs espoirs de progresser. La fédération tient un camp de 10 semaines avec une vingtaine de ses meilleurs jeunes joueurs, à Gatineau.

Le programme excellence a été modifié pour permettre aux joueurs de moins de 21 ans de se réunir dans un environnement contrôlé au centre d’entraînement de l’équipe nationale.

Nous faisons notre part afin que les athlètes puissent s’entraîner. Si nos athlètes ne jouent pas davantage, ce sera difficile de demeurer parmi l’élite mondiale, alors que les autres pays n’ont pas les mêmes restrictions que nous, soutient l’entraîneur Dan Lewis, qui ne cache pas son inquiétude concernant le développement de son sport au pays.

Un entraîneur de volleyball prend une photo avec ses joueurs à l'entraînement en arrière-plan.

L'entraîneur du programme excellence de Volleyball Canada, Dan Lewis.

Photo : Radio-Canada / Jonathan Jobin

C’est comme si tu avais une usine et que tu arrêtais la production d’un coup. Si la situation dure un an ou deux, le fossé va se creuser avec les meilleurs pays. On fait de notre mieux pour s’adapter.

Dan Lewis, entraîneur-adjoint de l'équipe nationale senior

Lewis a une grande confiance en son groupe et affirme sans détour qu’on verra plusieurs de ces jeunes joueurs avec l’équipe nationale au cours des prochaines années.

Des joueurs de volleyball frappent le ballon pendant un entraînement.

Les meilleurs jeunes joueurs de Volleyball au Canada sont à l'œuvre au Centre sportif de Gatineau.

Photo : Radio-Canada / Jonathan Jobin

J’ai hâte de voir comment ils vont réagir pendant ce camp. Ils sont tous les meilleurs dans leur programme, ce sera intéressant de voir comment ils s’adaptent et réagissent face à une compétition de plus haut niveau, explique-t-il.

Une chance de s'entraîner en pleine pandémie

Les joueurs invités sont conscients de leur chance alors que presque tout le sport est sur pause au Canada. Le son du ballon qui est frappé et rebondit dans le gymnase est une musique à leurs oreilles actuellement.

Ça fait vraiment du bien! Quand on arrive ici, ce n'est pas comme s’il n’y avait pas de COVID, mais presque. C’est notre petit moment de liberté, décrit le libéro Rémi Cadoret qui s’aligne normalement avec le Rouge et Or de l’Université Laval.

Un joueur de volleyball prend la pause sur le terrain.

Rémi Cadoret joue comme libéro pour le Rouge et Or de l'Université Laval.

Photo : Radio-Canada / Jonathan Jobin

Les jeunes joueurs vont profiter, au cours des prochaines semaines, d’un encadrement serré de Volleyball Canada dans lequel ils pourront vite progresser.

En deux mois, avec des joueurs d’une qualité vraiment supérieure, on peut s’améliorer vraiment rapidement. J’ai été ici les deux dernières sessions et j’ai déjà vu beaucoup d’amélioration dans mon jeu autant technique que stratégique et mental, affirme le jeune homme.

Le groupe en place est diversifié alors qu’on retrouve un joueur de niveau secondaire, des joueurs universitaires aguerris et même quelques professionnels ce qui augmente le niveau de jeu.

On a une grande diversité de joueurs et pourtant on ne voit pas la différence sur le niveau. Il est très bon. Ça parait dans le gymnase, il y a beaucoup de compétition, mentionne Maxime Gratton d’Ottawa.

On se fait observer par les entraîneurs et le programme. Il faut se développer pour aller potentiellement aux Jeux de 2024.

Maxime Gratton, ailier

Devant la force de son groupe, l’entraîneur n’ose pas miser un joueur en particulier qui pourrait graduer en équipe nationale en premier.

Tous les joueurs ici ont le talent et le potentiel pour jouer avec les meilleurs. Je ne voudrais pas miser sur le mauvais cheval, c’est trop risqué, rigole Lewis.

Une chose est certaine pour lui toutefois, le programme a plus que jamais son importance pour que le Canada progresse.

Les meilleurs au monde sont encore dans les ligues professionnelles. Ils jouent et apprennent des meilleurs entraîneurs. Il faut absolument trouver des solutions pour nos athlètes.

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