•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Le gouvernement Higgs appuie une hausse des prix d'essence demandée par Irving

Enseigne d'une station-service Irving en Nouvelle-Écosse.

L'enseigne d'une station-service Irving.

Photo : Getty Images / mikeinlondon

Radio-Canada

Irving Oil veut augmenter les coûts de l'essence, du diesel et du mazout au Nouveau-Brunswick. La pétrolière a présenté sa demande à la Commission de l'énergie et des services publics, au début du mois.

Le gouvernement du premier ministre Blaine Higgs, qui a été haut-dirigeant d'Irving avant son entrée en politique, a fait parvenir une lettre à la commission pour appuyer la demande de la pétrolière.

Irving critique l'organisme régulateur

Irving estime que la réglementation des prix des produits pétroliers au Nouveau-Brunswick ne reflète pas les coûts de l’industrie, et ce, même si elle a refusé deux fois d’aider le régulateur à améliorer la marge bénéficiaire des grossistes.

Dans sa demande de hausse de coûts à l'organisme régulateur, la pétrolière propose une hausse de 4,09 ¢ sur l’essence et le diesel et de 3,02 ¢ sur le mazout.

Si cette demande est approuvée, les consommateurs paieront au total 60 millions de dollars de plus par année.

Une station service de la compagnie Irving.

Les marges des grossistes représentent 6,51 cents du coût d'un litre d'essence au Nouveau-Brunswick.

Photo :  CBC

Pour justifier sa demande, l'entreprise affirme que les marchés réglementés se sont progressivement déconnectés des marchés non réglementés.

Selon l'entreprise, la plus récente hausse de la marge bénéficiaire des grossistes accordée par la Commission en 2013 est basée sur des données de 2011.

Depuis ce moment, selon elle, les coûts de l’industrie ont considérablement augmenté sans que les revenus suivent le même rythme.

Irving a refusé d’aider la Commission à faire une mise à jour

Pourtant, les entreprises pétrolières, dont Irving, ont fait échouer ces dernières années deux tentatives de la Commission de mettre à jour les marges bénéficiaires des grossistes, en ne fournissant pas les renseignements nécessaires.

On leur demandait notamment des données sur leurs coûts pour le transport maritime, leur fonds de roulement, leurs comptes débiteurs et les coûts de leurs terminaux.

La pétrolière Irving n’a pas répondu à une demande d’entrevue de CBC destinée à expliquer pourquoi l’entreprise n’avait pas demandé une hausse de la marge bénéficiaire en 2017 et en 2019 lorsque la Commission lui demandait de l’aider à faire une mise à jour.

Une intervention du ministre Holland qui passe mal

Le ministre des Ressources naturelles et du Développement de l'énergie, Mike Holland, a envoyé une lettre à la Commission pour lui demander de traiter plus rapidement la demande d'Irving, qu'il appuie.

Un homme devant les drapeaux du Nouveau-Brunswick et du Canada.

Mike Holland, le ministre des Ressources naturelles et du Développement de l'énergie (archives)

Photo : Radio-Canada

L'opposition au Nouveau-Brunswick estime que cette lettre représente une ingérence. Le chef du Parti vert, David Coon, a même demandé la démission du ministre.

Mais le premier ministre Blaine Higgs a déclaré qu'il ne demanderait pas au ministre de démissionner, puisque le gouvernement endosse sa position. M. Higgs affirme que les préoccupations sur l'approvisionnement en pétrole soulevées par le ministre sont légitimes.

Le porte-parole libéral en matière d'énergie, René Legacy, souligne quant à lui que ce qui rend la situation encore plus déconcertante, c’est que le premier ministre est un ancien dirigeant d’Irving Oil.

Avec les informations de La Presse canadienne et de CBC

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !