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Mort de James Richard Cross, qui fut otage du FLQ

James Richard Cross

Le diplomate britannique James Richard Cross

Photo : La Presse canadienne

Radio-Canada

James Richard Cross, le délégué commercial britannique enlevé par le Front de libération du Québec (FLQ) en 1970, est décédé à l’âge de 99 ans de la COVID-19.

Sa mort a été confirmée mercredi par son gendre, John Stinger.

James Richard Cross avait passé 59 jours en captivité après son enlèvement, par la cellule Libération du FLQ, dans sa résidence de la rue Redpath Crescent à Montréal, le matin du 5 octobre 1970.

En échange de sa libération, ses ravisseurs avaient exigé notamment la libération de 23 prisonniers politiques, 500 000 $ en lingots d'or, la diffusion et la publication dans les médias québécois du manifeste du FLQ et un avion qui pourrait les conduire vers Cuba ou l'Algérie.

Un délai de 48 heures avait été donné au gouvernement pour répondre à leurs demandes, sans quoi ils menaçaient d'exécuter l'otage.

Trois jours plus tard, le 8 octobre, une des conditions posées par les ravisseurs est acceptée par les autorités et le manifeste du FLQ est lu sur les ondes de Radio-Canada. Le gouvernement de Robert Bourassa annonce cependant le 10 octobre qu'il refuse les autres demandes du groupe.

Le diplomate est finalement libéré le 3 décembre après une opération policière, en échange d’un sauf-conduit vers Cuba pour les ravisseurs.

L’enlèvement de James Cross marque le début de ce que l'on appelle la crise d'Octobre.

L'enlèvement de Pierre Laporte

Cinq jours après le rapt du diplomate britannique, le 10 octobre, c'est au tour du ministre du Travail, Pierre Laporte, d'être enlevé par le FLQ, cette fois par la cellule Chénier.

Le 16 octobre, pour tenter de contrer le FLQ, le premier ministre du Canada de l'époque, Pierre Elliott Trudeau, impose la Loi sur les mesures de guerre, qui suspend les libertés civiles. L'armée patrouille dans les rues de Montréal et des centaines de perquisitions et d'arrestations sont effectuées par les policiers.

Le corps du ministre Laporte sera retrouvé le lendemain dans le coffre d'une voiture abandonnée près de l'aéroport de Saint-Hubert.

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