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Un satellite québécois prend le « bus SpaceX » et s'envole pour l'espace

La fusée Falcon 9 de SpaceX

La fusée Falcon 9 de SpaceX

Photo : GHGSat

Après deux décollages annulés, un satellite conçu à Québec et Montréal qui servira à mesurer les émissions de gaz à effet de serre s'est envolé dimanche matin pour l'espace.

À peine plus gros qu'un four à micro-ondes, l'engin baptisé Hugo a pu quitter la terre grâce au programme Rideshare de SpaceX. La fusée a décollé à 10 h de Cape Canaveral, en Floride. Hugo sera ensuite lâché dans l'espace quelques heures plus tard.

Nous avions prévu au départ de lancer Hugo à partir d'une fusée russe, l'année dernière, mais la pandémie a changé [la donne], précise Stéphane Germain, président-directeur général de GHGSat, qui a conçu le satellite.

Hugo lors de sa préparation à Cape Canaveral, en Floride

Hugo lors de sa préparation à Cape Canaveral, en Floride

Photo : GHGSat

L'entreprise a donc dû trouver rapidement une nouvelle fusée. Heureusement, SpaceX a lancé un nouveau service il y a un an. C'est vraiment l'équivalent d'un autobus qui quitte vers l'orbite, illustre Stéphane Germain.

À titre indicatif, SpaceX évalue à 1 million de dollars le coût de lancer un satellite de 200 kg dans l'espace avec son programme Rideshare. Hugo pèse environ 15 kg.

Satellite québécois

Hugo est le fruit d'une collaboration entre l'entreprise montréalaise GHGSat et les laboratoires d'ABB situés dans la capitale québécoise. ABB a contribué au projet en fournissant des capteurs, puisque le satellite a comme principal mandat de récolter des données sur la quantité de méthane dans l'air à partir de l'espace.

L'objectif est de documenter les différences sources d'émission pour mieux s'attaquer à la réduction des gaz à effet de serre.

Une image représentant un appareil, dans l'espace, qui détecte les poches de méthane sur Terre, représentées par des taches colorées.

Une représentation du travail de détection de méthane de la compagnie GHGSat

Photo : La Presse canadienne

Mis au point à partir de 2018, Hugo est le troisième satellite de GHGSat à s'envoler pour l'espace depuis 2016. Stéphane Germain précise que chaque fois, les satellites étaient en mesure de couvrir un plus grand territoire.

Mesurer les émissions de gaz à effet de serre

GHGSat mesure les émissions de gaz à effet de serre dans le but d'aider certaines entreprises à diminuer leurs émissions, comme les raffineries et les usines. Un des satellites de l'entreprise a d'ailleurs été en mesure de déterminer, l'an dernier, qu'une fuite dans les installations d'une entreprise située en Asie centrale était la plus grande source industrielle de méthane au monde.

Impression artistique de deux satellites en orbite autour de la Terre.

Impression artistique de deux satellites de télédétection des émissions de gaz à effet de serre en orbite basse terrestre.

Photo : GHGSat

Les données récoltées pourront aussi aider le gouvernement fédéral et provincial dans leur lutte contre les changements climatiques. Un contrat a d'ailleurs été signé entre GHGSat et le gouvernement canadien pour mesurer les émissions des pétrolières en Alberta.

C'est vraiment un projet pilote. Le contrat est vraiment un projet pilote pour valider la performance du satellite et l'utilité d'un satellite pour arriver aux objectifs du gouvernement fédéral de diminuer [...] les quantités de méthane d'ici 5 ans, ajoute M. Germain.

Méthane : quelques faits

  • 2e gaz à effet de serre en importance au Canada

  • Responsable de15 % des émissions totales de gaz à effet de serre

  • Responsable de 25 % du réchauffement planétaire d’origine humaine

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