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Pas de livraison de vaccins la semaine prochaine au Bas-Saint-Laurent

Une personne se fait vacciner.

Ottawa a annoncé qu'aucune dose du vaccin de Pfizer-BioNTech ne sera livrée au Canada la semaine prochaine (archives).

Photo : CBC/Evan Mitsui

Malgré la réduction des livraisons de vaccins contre la COVID-19 annoncée par Pfizer, le Bas-Saint-Laurent devrait être en mesure de respecter ses objectifs de vaccination, selon la santé publique.

Jusqu'à maintenant, 3670 doses de vaccin contre la COVID-19 ont été administrées au Bas-Saint-Laurent, selon l'Institut national de santé publique du Québec (INSPQ).

Et comme de nouvelles doses ont été reçues mercredi, ce sont près de 5000 personnes qui auront reçu une première dose du vaccin en date du 25 janvier, selon le directeur de la santé publique du Bas-Saint-Laurent, Sylvain Leduc.

Or, la livraison de 975 doses qui était prévue la semaine prochaine a été annulée en raison des travaux prévus par Pfizer à son usine de Belgique. Ces travaux doivent permettre à la pharmaceutique d'accroître sa production.

S'il admet n'avoir encore reçu aucune indication concernant les prochaines livraisons de vaccins, que ce soit de Pfizer ou de Moderna, Dr Leduc a bon espoir de recevoir des doses au début février.

Pour le moment, la seule livraison qui a été formellement annulée, c'est celle de la semaine prochaine. À partir du début février, il est possible que les approvisionnements reprennent.

Sylvain Leduc, directeur de la santé publique du Bas-Saint-Laurent

Pour l'instant, la pause n'est pas prévue de longue durée, donc ça nous permet de garder le cap sur l'objectif de vacciner le plus de gens possible avec une première dose et de s'assurer que toutes ces personnes reçoivent une deuxième dose à l'intérieur de 90 jours après leur première dose, assure Dr Leduc.

Un taux d'acceptation de 97 %

Dr Leduc indique que la vaccination est pratiquement terminée dans tous les CHSLD de la région.

Elle se poursuit seulement au CHSLD De Chauffailles, à Rivière-du-Loup, ce qui concerne environ 25 résidents. On doit finaliser le contrôle d'une éclosion pour pouvoir procéder à la vaccination, précise Dr Leduc.

Il souligne par ailleurs que 97 % des résidents en CHSLD de la région ont accepté de recevoir le vaccin.

Sylvain Leduc.

Le docteur Sylvain Leduc, directeur de la santé publique du Bas-Saint-Laurent, a tenu mercredi un point de presse sur la vaccination dans la région (archives).

Photo : Radio-Canada

Si ce pourcentage n'est pas disponible concernant le personnel de la santé, il assure que le taux d'acceptation y est également très élevé.

La demande de nos travailleurs excède ce qu'on est capable de livrer. Chez les médecins, 100 % des gens à qui le vaccin a été offert l'ont accepté. Il n'y a eu aucun refus, affirme Dr Leduc.

L'acceptation de la vaccination, c'est un déterminant important pour nous sortir de la crise, ajoute-t-il.

La situation épidémiologique maîtrisée

Par ailleurs, le Dr Leduc souligne que la situation est enviable au Bas-Saint-Laurent en ce qui a trait à la situation épidémiologique. La région enregistre des augmentations quotidiennes de moins de 10 cas de COVID-19. Mardi, seules trois infections s'ajoutaient au bilan régional.

Notre situation est qualifiée sous contrôle, dans la mesure où nous avons quelques éclosions pour lesquelles quelques cas se sont ajoutés, ce qui nous empêche de fermer formellement ces éclosions, indique-t-il.

Si cette tendance se maintient, la région pourrait profiter de certains assouplissements des mesures sanitaires après le confinement.

Bien sûr qu'on souhaite des modulations après le 8 février pour les régions qui pourraient se le permettre. Maintenant, il y a beaucoup de choses entre la zone orange et la situation actuelle.

Sylvain Leduc, directeur de santé publique du Bas-Saint-Laurent

Dr Leduc indique que des discussions sont notamment amorcées concernant le couvre-feu, bien qu'il considère que ce soit un outil efficace pour limiter la propagation du virus.

Qui a tendance à sortir davantage entre 20 h et 5 h? Ce sont les jeunes de 17 à 29 ans qui sont les gens qui ont le plus de contact et pour lesquels l'infection se transmet le plus. Dans ce contexte, le couvre-feu a un effet positif, avance-t-il.

Dr Leduc se montre toutefois prudent à l'idée d'un éventuel retour en zone orange.

Pour moi, en plein milieu de l'hiver, revenir à une zone orange où il y a des regroupements familiaux comme on a vu dans le temps des Fêtes, ce ne serait pas souhaitable, affirme-t-il.

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