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Couvre-feu : des mesures pour les itinérants en Mauricie

Une personne sans abri avec ses effets personnels.

Archives

Photo : Radio-Canada / Charles Contant

Radio-Canada

Le monde communautaire de la région est attristé par la mort tragique d’un sans-abri trouvé dans une toilette chimique à Montréal et affirme prendre toutes les mesures possibles pour éviter qu’un tel drame se produise ici.

Un comité formé des intervenants qui interviennent auprès des sans-abris dans la région se réunit régulièrement pour faire le point sur la situation.

L'accueil de nouvelles personnes dans les centres d'hébergement d'urgence se faisait habituellement jusqu’à 23 h, mais avec l'imposition d'un couvre-feu, les heures de référencements ont été revus et ils peuvent maintenant se faire toute la nuit.

Si les policiers sont en contact avec quelqu'un durant la nuit, ils peuvent l'amener à l'hébergement d'urgence qui va évaluer la situation et référer la personne vers l'unité de débordement pas la suite, explique le directeur général du centre Le Havre, situé à Trois-Rivières.

Danny Lacroix affirme que les policiers collaborent bien avec les organismes.

Danny Lacroix au micro de Radio-Canada en hiver.

Le directeur général du centre Le Havre, à Trois-Rivières, Danny Lacroix

Photo : Radio-Canada

Les hébergements d'urgence sont actuellement à 100 % de leur capacité autant à Shawinigan et qu'à Trois-Rivières.

Des zones de débordement ont été aménagées. Par exemple, à Trois-Rivières, 10 lits ont été ajoutés pour donner un toit à plus d’itinérants durant la nuit.

Malgré la mort d’un itinérant à Montréal, le gouvernement du Québec affirme ne pas être prêt à exempter les itinérants de l'interdiction de se trouver dehors après 20 h.

Si on mettait dans le règlement le fait qu’un itinérant ne peut pas recevoir de contravention, n’importe qui pourrait dire qu'il est itinérant, a déclaré le premier ministre du Québec, François Legault.

Ces propos dérangent le directeur général du centre Roland-Bertrand, situé à Shawinigan. Quand le premier ministre dit que des gens vont se faire passer pour des itinérants, c'est un petit dur à comprendre, affirme Frédéric Trudelle.

Je ne vois pas qui va s'amuser à se faire passer pour un itinérant pour le fun, ajoute-t-il. Je pense que la Sûreté [du Québec] et les policiers municipaux [...] vont se rendre compte assez vite si c'est une personne itinérante ou pas.

Une ambulance et des policiers près d'une toilette mobile dans une rue enneigée.

Le corps de Raphaël André a été retrouvé dimanche matin à Montréal.

Photo : Radio-Canada / Mathieu Wagner

Des groupes communautaires réclament plus que jamais l'exemption des itinérants à la suite du décès de Raphaël André, dans la nuit de samedi à dimanche.

L'homme de 51 ans, originaire d'une communauté innue de la Côte-Nord, est mort après avoir passé plusieurs heures dehors, à quelques mètres d'un refuge qu'il avait quitté à 21 h 30 après la fermeture exceptionnelle des lieux en raison de recommandations de la santé publique.

D'après les informations de Catherine Bouchard

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