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Un étudiant atteint de la COVID-19 mais qui ne s’est pas isolé connaîtra bientôt sa peine

L'édifice abritant la Cour d'appel et la Cour suprême de l'Île-du-Prince-Édouard.

Les avocats n'ont pas trouvé d'autres causes au Canada où des accusations criminelles ont été portées contre quelqu'un qui ne s'est pas isolé après avoir reçu un diagnostic de COVID-19.

Photo : CBC/Brian Higgins

Radio-Canada

Une juge à l’Île-du-Prince-Édouard réfléchit à la peine à imposer à un homme qui ne s’est pas isolé après avoir reçu un diagnostic de COVID-19.

C’est une cause inhabituelle. Plus d’une centaine de personnes ont écopé d’amendes dans la province depuis le début de la pandémie parce qu’elles ne s’étaient pas isolées. Mais cette cause semble être la seule où une personne ne s’est pas isolée après avoir reçu un résultat positif au test de dépistage.

Javan Nsangira, 22 ans, de Charlottetown, a reconnu sa culpabilité de deux accusations de nuisance générale et d’avoir mis le public en danger. Il a déjà passé 54 jours en détention préventive.

Les accusations découlent d’incidents qui se sont produits en juillet 2020. Des policiers de Charlottetown ont trouvé le jeune homme à l’extérieur de son logement après qu’il eut reçu la directive de s’isoler.

Javan Nsangira avait reçu un résultat positif au test de dépistage qu’il a subi après avoir conduit à Halifax pour prendre quelqu’un qui venait d’arriver au Canada. Javan Nsangira a ensuite contaminé trois personnes à Charlottetown, dont l’une qui travaille dans un foyer de soins. Par conséquent, tout le personnel et les résidents de cet établissement ont dû subir un test de dépistage.

Selon un exposé commun des faits, Javan Nsangira avait expliqué à une infirmière de la santé publique que l'isolation nuisait à sa santé mentale au point de le faire mourir plus vite que la COVID-19.

Deux hommes qui discutent.

Javan Nsangira consulte son avocat, Derek Bondt, à l'extérieur de la salle d'audience.

Photo : CBC/Brian Higgins

La population est choquée lorsqu’une personne qui devrait s’isoler ne le fait pas, selon le procureur de la Couronne John Diamond. Il ne recommande pas que Javan Nsangira passe plus de temps en prison. Il propose au juge de lui imposer une période de probation et de service communautaire.

L’avocat de la défense, Derek Bondt, recommande pour sa part une absolution conditionnelle et 18 mois de probation. Il explique que son client risque d’être expulsé du Canada s’il est condamné.

Javan Nsangira est un étudiant en administration des affaires à l’Université de l’Île-du-Prince-Édouard. Il espère décrocher un diplôme de maîtrise et s’établir au Canada.

Le jeune homme a pris la parole devant la cour mardi. Il a présenté ses excuses pour ses gestes et il a promis de ne jamais les répéter.

La juge Tracey Clements compte rendre sa décision en mars.

Avec les renseignements de Brian Higgins, de CBC

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