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Marc Pettersen consultera finalement son avocat mercredi

Marc Pettersen en entrevue.

Marc Pettersen est conseiller municipal à Saguenay.

Photo : Radio-Canada

Le conseiller municipal Marc Pettersen n’a pas encore déposé de plainte au criminel contre son collègue Michel Potvin. Après avoir initialement annoncé qu'il le ferait mardi, ce n'est que mercredi qu'il consultera son avocat.

À la fin de la séance du conseil municipal de Saguenay, lundi soir, l’élu de Chicoutimi-Nord a pris tout le monde par surprise en lisant une longue déclaration, dans laquelle il alléguait avoir été victime de voies de fait proférées par le président du comité des finances.

Il avance que Michel Potvin s'en est pris à lui vendredi dernier au bureau d'arrondissement de Chicoutimi. Selon les prétentions de Marc Pettersen, Michel Potvin l’aurait menacé alors qu’ils prenaient part à une discussion au sujet de l’asphaltage. La conversation se serait envenimée et le conseiller Potvin aurait invité son collègue à se battre. Il se serait approché à deux pouces du visage du représentant du district #7 et ne portait pas de masque de protection.

Les deux hommes ont des divergences d'opinions profondes au sujet de la Société de transport du Saguenay (STS), dont Marc Pettersen est président. Ils ont aussi tous deux un caractère bouillant.

Joint par Radio-Canada mardi, Marc Pettersen n’a pas voulu formuler de commentaire officiel. Il a affirmé qu’il consultera son avocat mercredi et qu’il décidera par la suite s’il formule une plainte ou non.

Pas de la prochaine élection

Il a aussi indiqué qu’en raison du contexte, il ne se présentera pas aux élections municipales du 7 novembre. Il y a une semaine, il confirmait qu’il réfléchissait à la possibilité de briguer la mairie.

Michel Potvin n’a pas voulu émettre de commentaire.

Josée Néron tente de modérer

Josée Néron déplore la situation, qu’elle juge inacceptable de la part d’élus et qui va à l’encontre de leur code d’éthique et de déontologie.

La mairesse a été mise au courant de la prise de bec de vendredi, mais elle ignorait l’ampleur de l’altercation qui a éclaté entre les deux hommes.

Elle a demandé aux deux conseillers de venir la rencontrer pour discuter de la situation et tenter de rebâtir les ponts.

À titre de mairesse, mais aussi de présidente du conseil, je vais offrir aux deux personnes de se rencontrer, et je serai présente, pour m’assurer que pour le futur, les relations soient cordiales. On s’entend qu’on a jusqu’au mois de novembre à travailler ensemble et on a une ville à gérer ensemble , a rappelé Josée Néron.

Suffisant, selon Jean-Marc Fradette

Par ailleurs, l'avocat criminaliste Jean-Marc Fradette croit que si l'événement s'est déroulé comme l'a rapporté Marc Pettersen, qu'il est justifié de déposer une plainte au criminel. De parler devant le visage de quelqu'un sans masque, à deux pouces du nez, selon l'expression qui a été prise, dans un contexte de pandémie, c'est clair que c'est une voie de fait qui peut être retenue par le ministère public, a-t-il assuré au micro de Catherine Doucet, lors de l'édition de mardi de Place publique.

L'avocat d'expérience a aussi clarifié la question des menaces et d'invitation au combat. Ça ne prend pas beaucoup pour commettre une voie de fait ou pour commettre une menace, par exemple, de causer des lésions. Ça suffit de dire à quelqu'un "on va se battre et tu vas tomber". En tombant, on comprend que ça veut dire que la personne va avoir été frappée et va subir les conséquences de ces coups-là, a-t-il terminé.

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