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Un changement de zonage contesté accepté par les élus de Chicoutimi

Une bâtisse désaffectée.

Le bureau de la Gendarmerie royale du Canada à Chicoutimi a été construit en 1989 et est fermé depuis 2018.

Photo : Radio-Canada / Mélyssa Gagnon

Malgré une vive opposition manifestée par des propriétaires et des gestionnaires de cliniques médicales et de soins de santé qui ont pignon sur rue dans le secteur, le conseil de l’arrondissement de Chicoutimi permet au projet de conversion de l’ancien immeuble de la Gendarmerie royale du Canada (GRC) de franchir un pas de plus vers sa concrétisation.

Lors d’une assemblée tenue mardi par vidéoconférence, le dossier a fait l’objet de longues discussions. La directrice de l’arrondissement, Marie-Ève Boivin, a fait la lecture de trois lettres signées par les représentants d’entreprises en santé qui pensent que l’arrivée d’un autre joueur à proximité aurait pour effet de saturer le marché.

Le médecin Guy Tremblay, dont le domicile se trouve à Québec, selon la fiche d’évaluation foncière de Saguenay, veut implanter une clinique notamment dotée d’une pharmacie et de services en physiothérapie dans l’ancien bâtiment de la GRC, vide depuis 2018. Une clinique d'ophtalmologie déjà existante à Saguenay y serait déménagée.

L'édifice, situé au 429 Newton, près de l’Université du Québec à Chicoutimi (UQAC), fait l’objet d’une demande de Projet particulier de construction, de modification ou d'occupation d'un Immeuble (PPCMOI), lequel doit recevoir l’aval du conseil d’arrondissement. Il s’agit essentiellement d’un changement au règlement de zonage actuel pour permettre au bâtiment d'avoir une nouvelle vocation.

Concurrence déloyale

Les propriétaires de la Polyclinique du Saguenay, située à 200 mètres de là, s’y opposent vivement, eux qui sont aux prises avec de nombreux locaux vides et qui perdront un locataire important – la clinique de radiologie du Saguenay – au cours des prochains mois. Celle-ci intégrera le nouveau complexe privé AXE, en construction sur le boulevard du Royaume. De plus, la pharmacie qui logeait autrefois au rez-de-chaussée de l’immeuble a fermé ses portes il y a deux ans, laissant plusieurs pieds carrés d'espaces vacants.

Le GMF du Saguenay, locataire de la Polyclinique, est aussi vertement contre l’implantation d’une entreprise à vocation médicale de l’autre côté de la rue et évoque les mêmes arguments de concurrence déloyale et de saturation du marché.

La clinique de soins esthétiques Épiderma, située sur le boulevard Talbot, a également exprimé son désaccord par voie de lettre.

Toutes les missives ont été lues par la directrice de l’arrondissement lors de l’assemblée de mardi, occupant ainsi une bonne portion de la rencontre.

Désolant, mais acceptable

Malgré tout, les élus de Chicoutimi ne voient pas de problème à ce qu’une clinique supplémentaire élise domicile dans cette portion de l’arrondissement et ne croient pas que la situation porterait préjudice aux autres.

Oui, on trouve désolant qu’il y ait des contestations et tout ça. J’en ai parlé avec tous les conseillers. On a sondé le terrain. Ce qu’on a dit sur l’immeuble de la GRC, les commentaires que j’ai eus des conseillers, c’est que c’était dans le secteur du savoir et de la santé et on dit que quelque chose de la santé qui s’en va là, ça pourrait aller dans la zone. Je pense qu’on va l’accepter comme ça. On va continuer le processus comme ça. Tout le monde était unanime que vu que c’était dans le secteur du savoir et de la santé, on allait poursuivre le développement, a tranché le président de l’arrondissement de Chicoutimi, Michel Tremblay. Il ne croit pas que le dossier pourrait se rendre jusqu'à la tenue d'un référendum, car les opposants ne se trouvent pas dans des zones contiguës.

Le projet pourra donc cheminer au conseil municipal pour approbation dans un délai de 12 mois.

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