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La campagne de vaccination s’organise dans les communautés innues isolées

Une fiole du vaccin de Moderna.

Le vaccin de Moderna est distribué dans les régions isolées parce qu'il requiert moins de réfrigération que celui de Pfizer-BioNTech.

Photo : Radio-Canada / Mario De Ciccio

Radio-Canada

Pendant que la vaccination s'organise dans les communautés innues isolées de la Côte-Nord, les leaders tentent par plusieurs moyens de convaincre leurs concitoyens de se faire vacciner.

À Unamen Shipu, 120 doses du vaccin de Moderna sont arrivées mardi. La vaccination commencera donc à 10 h mercredi au centre de santé de cette communauté de la Basse-Côte-Nord.

Les noms de ceux qui souhaitent se faire vacciner ont été recueillis la semaine dernière. Le chef d’Unamen Shipu, Bryan Mark, a pu observer une certaine méfiance au sein de la population.

Il y a une séance d’information qui a été donnée à la radio communautaire. C’est comme une émission qui s’est faite en direct et c’est à ce moment-là qu’on a senti de la réticence de plusieurs personnes et ça s’est même transformé en débat, si je peux appeler cela comme ça, explique le chef Mark.

C'est sûr qu’il y a beaucoup de désinformation qui circule sur les réseaux sociaux concernant le coronavirus et les vaccins, déplore l’élu.

M. Mark dit avoir l’impression que le fait que sa communauté ait été épargnée par la COVID-19 grâce aux mesures en place fait qu’une partie de la population ne ressent pas le besoin de se faire vacciner. Un faux sentiment de sécurité, selon lui.

Le chef Bryan Mark et trois employés du centre de santé tenant une boîte de carton à la sortie de l'aéroport.

Mardi, 120 doses du vaccin de Moderna sont arrivées par avion à Unamen Shipu.

Photo : Gracieuseté du Centre de santé d'Unamen Shipu

Du côté de Matimekush-Lac John, une cinquantaine de doses sont attendues cette semaine et seront attribuées au personnel de la santé en priorité.

La campagne d’information sur le vaccin se poursuit dans cette communauté située dans la MRC de Caniapiscau, au nord de la région.

Appels téléphoniques et porte-à-porte sont notamment déployés pour recenser le nombre de personnes qui souhaitent se faire vacciner.

Contrairement à son homologue d’Unamen Shipu, le chef de Matimekush-Lac John, Réal McKenzie, observe un fort intérêt pour le vaccin dans sa communauté.

Je ne sens pas d'opposition contre le vaccin dans ma communauté. Au contraire, les gens m'appellent chez moi ou au bureau. J’ai fait deux interventions à la radio communautaire pour leur expliquer l’impact du vaccin contre la COVID-19. Je dirais que la majorité va accepter de se faire vacciner, rapporte M. McKenzie.

À Pakua Shipi, à l’est de Basse-Côte-Nord, on est toujours à l’étape de la campagne d’information cette semaine afin de déterminer combien de personnes acceptent de se faire vacciner.

Nicole Driscoll, directrice de la santé et des services à l'enfance en première ligne au centre de santé de Pakua Shipi, explique que des vidéos de sensibilisation ont été produites et qu’une émission de radio consacrée à la vaccination aura aussi lieu dans la communauté.

Quatre tables munies de tout le matériel nécessaire à la vaccination.

Les stations de vaccinations du Centre de santé d'Unamen Shipu sont prêtes.

Photo : Gracieuseté du Centre de santé d'Unamen Shipu

Dans les zones isolées de la Côte-Nord, la vaccination vise tous les adultes de 18 ans et plus.

Si le nombre de doses [disponibles] est inférieur au nombre de personnes voulant se faire vacciner, c’est là qu’ils vont commencer à prioriser, donc à vacciner les travailleurs de la santé, les personnes de 80 ans et plus et les plus vulnérables et après ils vont descendre progressivement selon l’âge, explique Richard Fachehoun, médecin-conseil en santé publique au CISSS de la Côte-Nord.

Pour répondre aux besoins de l’ensemble des territoires isolés de la Côte-Nord, le CISSS indique avoir besoin de 9300 doses du vaccin Moderna. Pour l’instant, 2500 de ces doses ont été reçues.

À partir de ces doses-là, on va vacciner les employés de la santé des dispensaires et un pourcentage significatif de la population, indique Claude Lévesque, PDG du CISSS.

Avec les informations de Marie Kirouac

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