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Phase rouge : les entrepreneurs s’accrochent et s’adaptent

Une enseigne «fermé» dans la porte d'un commerce.

Plusieurs commerces non essentiels doivent fermer leurs portes durant la phase rouge au Nouveau-Brunswick.

Photo : Radio-Canada

Pascal Raiche-Nogue

Avec le passage en phase rouge, de nombreux commerces de la région d’Edmundston et du sud du Nouveau-Brunswick doivent ralentir ou cesser leurs activités. Les nouvelles mesures de confinement les forcent à s’adapter très rapidement.

Les zones de Moncton, de Fredericton et de Saint-Jean sont passées en phase rouge à minuit, dans la nuit de mardi à mercredi. Celle d’Edmundston y était déjà depuis lundi.

Cette régression affecte directement plusieurs secteurs. Par exemple, les restaurateurs doivent fermer leur salle à manger, les coiffeuses et les barbiers ne peuvent plus pratiquer leur métier.

À Edmundston, la microbrasserie des Brasseurs du Petit-Sault a dû se replier rapidement sur la vente en ligne et sur les achats à emporter. Sa salle de dégustation est fermée jusqu’à nouvel ordre.

Son directeur général, André Léger, rapporte toutefois que le premier confinement, au début de 2020, l’avait poussé à s’outiller. Ces améliorations qui lui sont particulièrement utiles aujourd’hui.

Le printemps dernier nous a vraiment permis de mettre en place des nouvelles pratiques, des nouvelles façons de faire. On a commencé la vente en ligne le printemps dernier.

Une bière du Petit-Sault.

La salle de dégustation de la microbrasserie des Brasseurs du Petit-Sault à Edmundston est fermée jusqu'à nouvel ordre (archives).

Photo : Facebook / @petit.sault / Les Brasseurs du Petit-Sault

Il a donc moins été pris de court lors de l’imposition de nouvelles mesures sanitaires, plus tôt cette semaine.

Quand on est tombés en phase rouge, on était prêts. L'adaptation a été pas mal plus facile pour nous cette fois-ci. Mais ça ne veut pas dire que la situation est facile pour les entrepreneurs de la région, c'est sûr.

Des ventes 100 % en ligne pour une marque émergente

La fondatrice et PDG de la marque de vêtements Hype N Syke, Mylène Gagné, mise sur le commerce en ligne. C’est d’ailleurs le cas depuis le lancement de l’entreprise en 2020.

Elle explique que les nouvelles mesures de confinement ont surtout un impact sur son quotidien.

Je suis entre quatre murs, toujours, dans mon bureau. Lorsque c'est orange ou jaune, là j'ai l'option d'aller m'asseoir dans un petit café ou quelque chose du genre pour avoir un environnement différent.

Des masques de la marque de vêtements Hype N Syke.

Des masques de la marque de vêtements Hype N Syke.

Photo :  Hype N Syk

De plus, elle va devoir faire preuve de créativité pour ses prochaines campagnes publicitaires, vu que les contacts rapprochés sont très restreints en phase rouge.

Dans le Sud, le passage en phase orange a duré un peu plus longtemps, mais à peine. Les entrepreneurs de cette partie de la province doivent eux aussi faire face à des mesures sanitaires supplémentaires depuis minuit, dans la nuit de mardi à mercredi.

La coiffeuse Lise Cormier, propriétaire du Salon Lise-Cécile à Saint-André-LeBlanc (une communauté située près de Cap-Pelé) ne peut plus pratiquer son métier jusqu’à nouvel ordre.

Un homme chez le coiffeur

Les salons de coiffure font partie des commerces qui doivent fermer leurs portes en phase rouge.

Photo : iStock

Au cours des derniers jours, ses clientes se doutaient bien qu’un passage en phase rouge était dans les cartes. Elle a mis les bouchées doubles pour leur donner une dernière coupe avant de fermer ses portes.

La phase rouge, elle l’accueille avec résignation. Je suis correct avec ça si ça ferme. Il faut prendre les précautions.

Elle comprend que les épiceries et les commerces essentiels restent ouverts. Mais elle a un peu plus de difficulté à avaler le fait que des commerces au détail — qui, selon elle, ne sont pas autant essentiels que les supermarchés — vont pouvoir poursuivre leurs activités.

Si on ferme les salons de coiffure et qu'on peut quand même aller s'acheter une paire de jeans, j'ai un peu de problèmes avec ça.

Lise Cormier, propriétaire du Salon Lise-Cécile à Saint-André-LeBlanc

Toujours dans le Sud-Est, le propriétaire du bistro Moque-Tortue de Shediac doit lui aussi s’adapter en quatrième vitesse. Sébastien Després va continuer à offrir des repas à emporter.

Sébastien Després, propriétaire du Bistro ludique Le Moque-Tortue.

Sébastien Després, propriétaire du Bistro ludique Le Moque-Tortue (archives)

Photo : Radio-Canada / Anthony Azard

Au cours des derniers mois, il s’est préparé à un éventuel passage en phase rouge. Il a donc un plan b.

La phase rouge, c'est de se serrer la ceinture beaucoup plus. Moi, je me pense plus préparé qu'à la fin de l'été, j'ai fait des investissements importants, je me suis construit une pâtisserie [...] On va essayer de survivre avec du take-out et de la pâtisserie.

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