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Plus rapide pour des snowbirds de se faire vacciner en Floride

Les bagages d'un voyageur. Un masque bleu est posé sur la valise.

Certains snowbirds canadiens de la capitale fédérale sont tentés de traverser la frontière pour se faire vacciner contre la COVID-19. (archives)

Photo : Getty Images / Elena Leonova

Radio-Canada

Certains snowbirds de la région lorgnent du côté des États-Unis pour obtenir un vaccin contre la COVID-19 plus rapidement, tandis que le Canada doit revoir à la baisse ses objectifs de vaccination. Des États comme la Floride proposent la vaccination aux 65 ans et plus.

Ancien ministre de Jean Chrétien, Don Boudria, a récemment reçu une première dose du vaccin contre la COVID-19 au Canada, car il est l’aidant naturel de sa mère de 90 ans, à qui il va rendre visite deux fois par semaine.

Un homme accorde une entrevue via visioconférence.

Don Boudria, ancien ministre et ancien député libéral fédéral dans la circonscription de Glengarry-Prescott-Russell, dans l'est ontarien.

Photo : Radio-Canada

L’épouse de M. Boudria aurait dû attendre encore plusieurs mois avant d'être à son tour vaccinée. Mais elle a décidé de s’envoler vers la Floride, où le couple a une propriété, pour se faire vacciner pendant que son époux restera au Canada pour veiller sur sa mère.

Contrairement au Canada, la Floride propose le vaccin à toute personne de 65 ans et plus qui le souhaite dans sa première phase de vaccination.

On parle d’être protégée en avril [pour mon épouse au Canada] versus tout de suite. Quand on opère pour sa santé, on prend les mesures qui sont nécessaires pour obtenir ce que ça prend, estime M. Boudria.

Ce dernier y voit même du bon.

Si une personne se fait vacciner en Floride, elle n’aura pas à enlever le vaccin à personne d’autre ici au Canada, elle serait déjà vaccinée, fait-il valoir.

M. Boudria et sa femme disent qu'ils avaient fait une croix sur l’idée de passer l’hiver dans leur condo de Floride en raison de la pandémie. Mais la donne a changé lorsqu’une clinique de vaccination a été aménagée au sein même du complexe résidentiel où le couple demeure aux États-Unis.

Actuellement, seuls les personnes les plus vulnérables, les locataires de résidences pour aînés et les professionnels de la santé sont sur la liste de vaccination au Canada. La vaccination de masse est prévue plus tard, dans une prochaine phase.

Don Boudria considère maintenant le voyage de son épouse comme un déplacement essentiel, dit-il, alors que les autorités canadiennes exhortent les voyageurs à rester au Canada.

Lorsqu’on est ici, au Canada, on a le droit de se déplacer pour des soins médicaux. [...] C’est la même chose. On prend l’avion pour aller se faire vacciner pour ne pas être très malade ou pire encore, partage M. Boudria.

« Oui, la distance est plus grande, j’en conviens, mais le principe est le même. [...] On y va pour une raison de santé. »

— Une citation de  Don Boudria

Ni lui ni sa femme n’ont la citoyenneté américaine, mais l’épouse de M. Boudria pourra quand même être vaccinée en territoire américain. En Floride, le vaccin est offert à toutes les personnes de 65 ans qui le désirent qu’ils soient des citoyens, non-citoyens, résidents permanents ou saisonniers, snowbirds ou autres, dit-il.

Mais la situation ne fait pas que des heureux. Clare Archer vit en Floride depuis 25 ans maintenant, mais elle est originaire du nord de l’Ontario. Elle a la double citoyenneté. La femme de 67 ans et son mari tentent sans succès d’obtenir un rendez-vous pour se faire vacciner contre la COVID-19. Selon Mme Archer, les résidents locaux devraient être prioritaires.

Une dame accorde une entrevue via visioconférence.

Clare Archer habite en Floride. Elle trouve injuste que des Canadiens puissent traverser la frontière pour recevoir un vaccin plus rapidement, alors qu'elle attend toujours un rendez-vous pour se faire vacciner.

Photo : Radio-Canada

Ils [les visiteurs] prennent la place de gens qui sont en avant d’eux. Ce n’est pas leurs doses. Ils ne devraient absolument pas être ici. C’est plus que frustrant.[...] C’est moralement incorrect, a-t-elle lancé.

Impacts encore inconnus pour la région

Le 15 janvier, le gouvernement fédéral a annoncé qu’il y aura un retard temporaire dans la livraison des vaccins produits par Pfizer-BioNTech pour les quatre prochaines semaines. La Ville d’Ottawa, bien qu’elle continuera de recevoir des fioles de vaccins au cours du prochain mois, s’attend à avoir à sa disposition moins de doses que prévu.

Santé publique Ottawa (SPO) a indiqué cette semaine que depuis le 14 décembre, près de 22 000 doses du vaccin Pfizer-BioNTech ont été administrées dans la capitale fédérale.

Le reste de l’approvisionnement pour cette semaine sera utilisé pour administrer les deuxièmes doses afin de s’assurer que les personnes qui ont reçu la première soient immunisées, selon les instructions de la province, a indiqué le directeur général des Services de protection et d’urgence de la Ville d’Ottawa, Anthony Di Monte, dans un mémo conjointement signé avec la Dre Vera Etches, médecin-chef de SPO.

SPO ignore pour l’instant la quantité totale de vaccin qui sera distribuée à la Ville d’Ottawa au cours des prochaines semaines.

Les dates précises de livraison ne sont pas encore connues. Ces décisions sont prises par la province, peut-on lire dans le mémo de la santé publique.

Le Centre intégré de santé et de services sociaux (CISSS) de l’Outaouais devrait faire le point sur la campagne de vaccination contre la COVID-19 dans la région et sur les impacts des retards annoncés par la pharmaceutique Pfizer-BioNTech lors d’un point de presse prévu mercredi.

Avec les informations d'Estelle Côté-Sroka, Rémi Authier et Sophia Harris de CBC

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