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Collecte des encombrants à Sherbrooke : 1 058 déplacements inutiles en 2020

Des encombrants aux abords d'un immeuble à logements.

(Archives) Des encombrants s’accumulent aux abords des résidences dans différents secteurs de Sherbrooke.

Photo : Radio-Canada / Thomas Deshaies

Radio-Canada

La Ville de Sherbrooke estime que la collecte des encombrants, qui s’effectue sur rendez-vous depuis l’été dernier, a engendré 1058 déplacements inutiles en 2020. Il y a eu 6575 demandes de collectes durant la saison estivale.

Une situation qui pourrait s’expliquer, selon le Bureau de l’environnement de la municipalité, par la décision de certains propriétaires de réclamer une collecte en avance à plusieurs reprises durant l’été. Certains propriétaires ont fait une demande chaque semaine, ne sachant pas s’il y aurait un amas d’encombrants ou non, a expliqué en comité plénier lundi, la directrice du Bureau de l’environnement, Ingrid Dubuc.

Antérieurement, il y avait des périodes prédéterminées dans l’année, où la Ville procédait à la récupération des encombrants sur l’ensemble du territoire. Depuis 2020, les résidents doivent appeler pour que la Ville collecte leurs rebuts.

Cette nouvelle méthode avait engendré son lot de mécontentements.En juin dernier, des citoyens s’étaient plaints de l’amoncellement de gros rebuts en bord de route pendant plusieurs semaines. La Ville avait rappelé que les propriétaires étaient ultimement responsables des amoncellements, même si les fautifs étaient leurs locataires.

Une autre hypothèse qui pourrait expliquer le nombre de déplacements inutiles, selon Mme Dubuc, c’est que certains citoyens auraient pu décider de se rendre directement à l’écocentre considérant les délais entre la prise de rendez-vous et la collecte.

Par ailleurs, l’achalandage dans les écocentres a été plus important cette année. À titre d’exemple, 4000 matelas de plus qu’en 2019 y ont été déposés.

Forte diminution des matières à l’enfouissement

La Ville se réjouit toutefois que la quantité de matière récoltée lors des collectes, qui aboutissent finalement au dépotoir, a drastiquement baissé, passant de 1650 tonnes en moyenne entre 2016 et 2019, à 624 tonnes en 2020.

Ce sera toutefois l’année 2021 qui nous permettra de déterminer si la baisse est en lien avec les mesures mises en place, a précisé Mme Dubuc en comité plénier public, tout en expliquant que le contexte pandémique pourrait aussi expliquer certaines variations.

Le maire de Sherbrooke, Steve Lussier, en a appelé à la collaboration des citoyens pour continuer à améliorer le bilan. On a tous une responsabilité de faire attention à ce qu’on achète et à ce qu’on retourne à l’enfouissement, a-t-il souligné en comité plénier.

Des solutions

Afin d’éviter les amoncellements de gros rebuts pendant plusieurs semaines aux abords des immeubles à logements, l’administration souhaite continuer les discussions avec des représentants de propriétaires en début d’année.

Le Bureau de l’environnement souhaite également augmenter la quantité de matières valorisées récupérées pour diminuer l’enfouissement.

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