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Nanaimo envisage d'interdire que les chats se promènent librement dehors

Un chat gris regarde droit dans la caméra.

Les chats pourraient bientôt être obligés de rester dans la propriété de leur maître.

Photo : Radio-Canada / Jean-Claude Taliana

Le conseil municipal de Nanaimo, en Colombie-Britannique, a demandé au personnel de la Ville de rédiger un règlement interdisant aux propriétaires de chats de laisser leur animal de compagnie circuler librement dans les lieux publics et privés.

Les élus ont débattu pendant près d'une heure, le 11 janvier, avant de prendre cette décision dans le cadre d'une réévaluation du contrôle des animaux de compagnie.

Leur préoccupation majeure est le contrôle des 15 000 chats de Nanaimo, dont les allées et venues sont peu régulées, contrairement à celles des chiens.

À 7 voix contre 2, les conseillers municipaux se sont prononcés en faveur de deux modifications au règlement municipal sur la responsabilité des propriétaires d'animaux :

  • Le propriétaire d'un animal ne doit pas laisser l'animal pénétrer dans une propriété privée sans l'autorisation de l'occupant ou du propriétaire du lieu;
  • Le propriétaire d'un animal autre qu'un chien ne doit pas laisser l'animal se rendre dans un lieu public à moins que l'animal ne soit contrôlé directement par une personne compétente.

Les élus ont donné pour instruction au personnel de la Ville de rédiger formellement ces modifications pour qu'il les examine lors d'une réunion le 1er février.

Lors d'une consultation publique en novembre et en décembre, 392 personnes se sont prononcées sur le sujet. Parmi elles, 43 % se sont dit en faveur de la proposition de modifications, tandis que 57 % s'y sont opposées, selon un rapport de la Ville.

Les habitants qui y étaient favorables invoquaient les nuisances occasionnées par les chats lorsqu'ils tuent les oiseaux, défèquent dans les plantes ou se battent la nuit.

Les personnes opposées à un contrôle accru des chats avançaient qu'ils contribuent à réduire la population de rongeurs et qu'il serait cruel pour un chat et son maître d'empêcher l'animal de compagnie de se déplacer librement dehors.

Selon une responsable des services de la Ville, Karen Robertson, si les modifications sont adoptées, le service de contrôle des animaux n'interviendra que s'il reçoit une plainte.

Le conseil municipal s'est aussi prononcé en faveur de l'obligation de stériliser les chats et d'avoir des papiers d'identité pour eux.

Les règlements restent rares en Colombie-Britannique

Selon la Société pour la prévention de la cruauté envers les animaux de la Colombie-Britannique (BCSPCA), en 2015, sur les 162 municipalités que comptait la province, 24 exigeaient que les chats soient enregistrés ou que leur propriétaire détienne un permis spécial, tandis que 13 municipalités imposaient des restrictions sur les chats qui n'étaient pas stérilisés.

La Ville de Victoria, par exemple, oblige les propriétaires de chats à les promener en laisse dans les lieux publics sous peine d'une amende de 150 $.

Lundi, la Ville de Richmond a décidé de lancer une campagne de sensibilisation des propriétaires de chats.

Les règlements sur les chats se rapprochent peu à peu de ceux concernant les chiens , estime Meghann Cant, responsable du bien-être animal à la BCSPCA. Il était fréquent que les chiens errent tout seul avant l'adoption de règlements. Progressivement, garder les chats à la maison deviendra la norme.

Avec les informations de Justin McElroy

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