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Keystone XL : des réactions à l'opposé chez les députés fédéraux régionaux

Le pipeline Keystone traverse un terrain montagneux avec des arbres.

Le pipeline Keystone XL de TransCanada.

Photo : Associated Press

Les réactions des députés fédéraux du Saguenay-Lac-Saint-Jean vont dans les deux sens quant à l'intention annoncée de révoquer le permis de Keystone XL par le président américain désigné, Joe Biden.

D'un côté, le conservateur Richard Martel demande au gouvernement de Justin Trudeau de tenter de faire reculer les États-Unis. À l'opposé, le bloquiste Mario Simard applaudit la démarche du président dont l'inauguration se tiendra mercredi.

Les libéraux fédéraux ont déjà fait savoir qu'ils continueraient d'appuyer le projet d'oléoduc reliant l'Alberta au Texas. Keystone XL servirait à exporter le pétrole extrait des sables bitumineux

Le député conservateur de Chicoutimi, Richard Martel, se désole de voir que la construction de l'oléoduc pourrait être en péril. Selon le lieutenant politique québécois du Parti conservateur, ce projet est profitable à long terme pour le Canada et le Québec. Premièrement, c'est des mesures protectionnistes des Américains cachées sous le couvert de l'environnement, a d'abord lancé le député lors d'un entretien téléphonique. C'est un projet extrêmement important, c'est un projet qui crée des jobs, c'est un projet très important pour les Premières Nations, pour les travailleurs. Ensuite, les retombées économiques de ce projet-là nous permettent d'investir dans les énergies propres, les énergies renouvelables, les énergies du futur.

Richard Martel en entrevue.

Le député conservateur Richard Martel

Photo : Radio-Canada

Le Bloc applaudit

Sans surprise, le député dans Jonquière, Mario Simard, a invoqué l'urgence climatique alors que l'exploitation des sables bitumineux de l'Alberta est responsable de 17 millions de tonnes de CO2, affirme le Bloc québécois. Mario Simard espère que le gouvernement fédéral ne viendra pas au secours de l'Alberta alors qu'Ottawa a déjà investi 24 milliards dans le secteur des hydrocarbures à l'heure de la transition

Je ne suis pas en train de dire que je ne veux pas que l'Alberta se développe, mais il faut être conscient que cette transition énergétique-là, les Américains sont en train de la faire. M. Biden donne un signal assez important qu'il va prendre cette direction-là. Nous au Québec, on est bien positionné avec l'hydroélectricité et avec le secteur forestier. On serait fou de ne pas défendre ce que sont nos champs d'intérêts, a-t-il lancé lors d'une entrevue.

Par communiqué, il avait déploré que l’argent des Québécois serve à financer l’une des sources énergétiques les plus polluantes sur la planète. Le fédéral doit prendre acte de la crise climatique. La fin de Keystone XL ne doit pas se traduire en mesure de soutien pour l’industrie ni servir de prétexte pour relancer Énergie Est. Ni maintenant ni dans 10 ans, avait-il fait savoir.

Toutefois, Mario Simard a refusé en entrevue une fois de plus de se positionner sur le projet d'usine de liquéfaction de gaz naturel de GNL Québec, invoquant qu'il s'agit d'une décision du gouvernement du Québec. Rappelons toutefois que la décision pour le projet lié, celui du gazoduc, se prendra au niveau fédéral après une évaluation environnementale conjointe avec le Québec.

Gaudreault et le PQ contre Keystone XL

Pour sa part, le député péquiste de Jonquière, Sylvain Gaudreault, a relayé sur son compte Twitter la position de son parti qui appuie Joe Biden dans son intention annoncée d'annuler l'autorisation à Keystone XL. Il est hors de question que le Québec s’associe à un projet aussi contraire à l’urgence climatique. Le Québec doit affirmer son indépendance face au pétro-état canadien, a fait savoir le député.

Avec des informations de Michel Gaudreau

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