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Assermentation de Joe Biden : 12 soldats de la Garde nationale retirés des rangs

Des soldats devant le Capitole.

Les autorités américaines craignent des attaques « de l'intérieur » commises par des membres des forces de sécurité chargées de protéger le président désigné Joe Biden.

Photo : Reuters / Mike Segar

Radio-Canada

Douze membres de la Garde nationale américaine ont été retirés des troupes mobilisées pour assurer la sécurité dans le cadre de l'assermentation du président désigné Joe Biden, mercredi à Washington, après que les autorités eurent découvert des liens à risque et des comportements douteux.

Selon les autorités, deux des individus ont fait des commentaires et ont envoyé des messages inappropriés, a indiqué le général Daniel Hokanson à la presse, après qu'un responsable de la Défense eut mentionné plus tôt à la chaîne CNN qu'ils avaient été démis de leurs fonctions en raison de liens possibles avec des groupes extrémistes.

Les 10 autres hommes ont été relevés de leurs fonctions en raison de gestes douteux découverts lors du processus de vérification des antécédents, a poursuivi le général, qui a bien précisé que cela ne voulait pas nécessairement dire qu'ils étaient liés à l'extrême droite, mais simplement que les autorités avaient agi par excès de prudence.

Le retrait de ces hommes survient au moment où le FBI a mis en garde contre la possibilité que des groupes d'extrême droite se fassent passer pour des membres de la Garde nationale, qui a été réquisitionnée pour aider à sécuriser la capitale américaine après l'invasion du Capitole, le 6 janvier, qui a fait cinq morts et choqué le pays, selon deux responsables des autorités au fait du dossier.

Des membres de la Garde nationale devant le Capitole de Washington.

Les soldats de la Garde nationale assureront la sécurité lors de la cérémonie d'investiture du président désigné Joe Biden, le 20 janvier à Washington.

Photo : Reuters / ERIN SCOTT

Washington a des allures de ville assiégée depuis l'émeute, qui a entraîné la mise en place de mesures de sécurité extraordinaires. Lundi, un incendie qui a éclaté dans un camp d'itinérants, à un peu plus d'un kilomètre du Capitole, a provoqué le déclenchement d'une alerte lors d'une séance de répétition de la cérémonie d'assermentation.

Des responsables de la Défense, qui craignent une attaque « de l'intérieur » ou une menace de la part des soldats participant à l'événement, ont fait pression sur le FBI pour que soient évalués les antécédents des quelque 25 000 membres de la Garde nationale déployés dans la région de Washington.

Le secrétaire à la Défense par intérim, Christopher Miller, a indiqué lundi par voie de communiqué que la vérification se poursuivait et que le Pentagone n'avait pas découvert d'informations, jusqu'à maintenant, qui confirmerait l'existence d'une menace interne.

Christopher Miller, s'adressant aux journalistes.

Le secrétaire américain à la Défense par intérim, Christopher Miller

Photo : Pentagone via Associated Press

Les accusations se multiplient

Pendant ce temps, les autorités fédérales continuent leur enquête et leurs mises en accusation dans la foulée de l'émeute du Capitole. Mardi, trois membres autodésignés de milices de l'Ohio et de la Virginie ont été accusés d'avoir participé à l'attaque contre le siège du Congrès.

Thomas Edward Caldwell, 65 ans, originaire de la Virginie, semble occuper un rôle au sein de la direction des Oath Keepers, un groupe paramilitaire qui estime qu'il existe une conspiration de l'ombre pour priver les Américains de leurs droits, selon des enquêteurs du FBI.

L'organisation recrute souvent des membres au sein des forces armées et chez les vétérans, ainsi que chez les policiers et dans d'autres services d'urgence.

Une déclaration sous serment déposée contre Thomas Edward Caldwell stipule qu'il était impliqué dans la préparation et la coordination de l'attaque contre le Capitole en compagnie d'autres membres de la milice.

Des documents déposés par les autorités révèlent que Caldwell et des coaccusés ont échangé des messages à propos de la réservation de chambres d'hôtel dans la région de Washington.

Toujours selon les autorités fédérales, Caldwell aurait envoyé un message à un autre leader des Oath Keepers pour l'encourager à attaquer le Capitole de l'État de l'Ohio, dans la ville de Columbus. L'homme est notamment accusé de conspiration.

Jusqu'à maintenant, plus de 125 personnes ont été arrêtées et accusées en lien avec les violences du 6 janvier.

Aux dires du FBI, des membres des Oath Keepers ont été aperçus, cette journée-là, en train de se déplacer vêtus de casques et de vestes de protection, et ce, d'une façon organisée et pratiquée, en plus de forcer leur chemin à la tête de la foule rassemblée autour d'une porte du Capitole.

Avec les informations de Associated Press, et CNN

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