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L'assaut du Capitole a été « provoqué » par Trump, dit Mitch McConnell

Devant un micro, Donald Trump pointe son doigt devant lui.

Juste avant l'invasion du Capitole, le président américain Donald Trump a participé à Washington à un rassemblement pour contester la certification des résultats de l'élection présidentielle américaine de 2020 par le Congrès.

Photo : Reuters / Jim Bourg

« La foule d’émeutiers a été abreuvée de mensonges. Ils ont été provoqués par le président et d'autres personnes puissantes », a dénoncé mardi le leader de la majorité républicaine au Sénat, Mitch McConnell.

M. McConnell a profité de son dernier discours au Sénat en tant que leader de la majorité pour rejeter au moins une partie du blâme sur le président sortant, Donald Trump.

C'est la première fois qu'il montrait ainsi publiquement du doigt le 45e président américain dans la foulée de l'attaque, perpétrée il y a deux semaines par certains de ses partisans contre le Capitole, où se trouve le siège du Congrès.

La semaine dernière, Donald Trump s'est attiré une deuxième mise en accusation devant la Chambre des représentants pour crimes et délits majeurs en à peine plus d'un an, cette fois pour incitation à l'insurrection.

Cinq personnes sont mortes et l'invasion de l'édifice gouvernemental a forcé pendant plusieurs heures l'évacuation de la salle où se tenait le vote pour valider les résultats du Collège électoral.

Comme ses 99 confrères et consoeurs du Sénat, Mitch McConnell agira comme un juré lors du procès en destitution qui se déroulera après l'investiture du démocrate Joe Biden. La mise en accusation n'a pas encore été transmise au Sénat.

M. McConnell n'a pas indiqué comment il voterait, mais des sources du site Axios estiment que les probabilités qu'il vote en faveur de la destitution sont supérieures à 50 %.

Les émeutiers ont essayé d'utiliser la peur et la violence pour arrêter une procédure spécifique de la première branche du gouvernement fédéral qu'ils n'aimaient pas, a-t-il aussi soutenu devant les autres sénateurs.

Mais nous avons continué. Nous nous sommes serré les coudes et avons dit qu'une foule en colère n'aurait pas le droit de veto sur l'État de droit dans notre nation, a-t-il martelé.

Après avoir crié à la fraude électorale, Donald Trump a contesté la légitimité de l'élection présidentielle du 3 novembre, puis il a invité ses partisans rassemblés à Washington à sa demande, le 6 janvier, à marcher vers le Capitole, alors que le Collège électoral s'apprêtait à comptabiliser formellement les résultats du Collège électoral.

Plusieurs élus républicains ont tardé à reconnaître la victoire de Joe Biden, et certains ne l'ont pas fait.

Mitch McConnell a lui-même été critiqué pour n'avoir reconnu la victoire de Joe Biden qu'en décembre.

Donald Trump a finalement admis, au lendemain de l'attaque, qu'il n'exercerait pas un second mandat, sans pour autant concéder la victoire.

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