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Du logement véritablement abordable exigé sur les plaines LeBreton

Une maquette d'une rue piétonnière avec, une voie cyclable au dessus.

La Commission de la capitale nationale a révélé une nouvelle ébauche du plan directeur pour le développement des plaines LeBreton (Archives).

Photo : Commission de la capitale nationale

Radio-Canada

Alors que la région d'Ottawa-Gatineau traverse aussi une crise du logement, les yeux se tournent vers la Commission de la capitale nationale (CCN) et son projet de développement des plaines LeBreton.

Le Conseil d'administration de la CCN présentera une mise à jour, jeudi, pour le développement d'une petite parcelle des Plaines. Dans ce contexte, l'organisme ACORN demande des engagements plus fermes pour la construction de logements abordables.

La CCN a lancé un appel de qualification à la fin du mois d'octobre, une invitation aux promoteurs de signifier leur intérêt, pour le développement d'une parcelle de 1,1 hectare sur les 29 hectares disponibles aux plaines LeBreton.

Cette parcelle de terrain, toujours contaminé, est située tout près de la future bibliothèque centrale de la Ville d'Ottawa et de Bibliothèque et Archives Canada. 

Dans la parcelle de terre en question, la CCN voudrait construire 600 unités de logement, dont le tiers serait du logement abordable, c'est à dire, des logements dont le loyer représente 80 % du prix courant.

Selon les données de la Société canadienne d'hypothèque et de logement, pour 2019, le prix moyen pour un logement de 2 chambres à coucher à Ottawa était de 1410 $ par mois. Quatre-vingts pour cent de cette somme voudrait dire qu’un logement abordable couterait 1130 $ par mois. 

L'organisme ACORN, qui milite pour les plus démunis, a présenté un rapport sur les attentes de la communauté environnante des plaines LeBreton. Environ 300 réponses ont été obtenues et le principal besoin exprimé est celui de l’accès au logement abordable et de service de garde.

L’organisme critique l'approche de la CCN et voudrait voir le prix du logement fixé à un taux qui représente 30 % des revenus des citoyens, parmi les plus démunis.

Puisque nous sommes en crise du logement, le simple fait que le loyer soit légèrement en bas du taux moyen, ça ne veut pas dire que ce sera réellement du logement abordable, soutient Edward Roué, membre exécutif d'ACORN Ottawa.

On aimerait que la totalité allouée au logement abordable soit pour du logement social ou du logement construit par des organismes à but non lucratif, ajoute M. Roué.

13 000 personnes sur la liste d'attente

À Ottawa, la liste d'attente pour le logement social ne cesse de s'allonger.

C'est la Société de logement communautaire d'Ottawa (LCO) qui offre des options de logement aux démunis d’Ottawa. L’organisation loue des logements à 32 000 personnes.

Plus de 13 000 personnes demeurent sur la liste d'attente. 

Une situation qui ne va pas changer de sitôt, selon le conseiller municipal de Rideau-Vanier Mathieu Fleury et président du Conseil d’administration de LCO.

Le conseiller d'Ottawa, Mathieu Fleury, accorde une entrevue via vidéoconférence.

Le conseiller de Rideau-Vanier, Mathieu Fleury, aimerait que 50% des unités construites sur les plaines LeBreton soient des unités à louer.

Photo : Radio-Canada

Selon lui, les investissements de la Ville et des gouvernements fédéral et provincial ne sont pas suffisants pour créer de nouveaux logements abordables.

Quand on pense que la Ville dépense 38 millions par année pour les refuges et les motels, des situations temporaires, et que d’un autre côté, on investit seulement 15 millions dans les nouveaux logements, on comprend que la courbe ne va pas s’améliorer, croit M. Fleury.

Il faudrait que la Ville investisse au moins le même montant, année après année, qu’elle est prête à dépenser pour des solutions temporaires, soutient le conseiller.

Mathieu Fleury soutient que LCO est en contact avec la CCN pour le développement des plaines LeBreton et sera un partenaire pour la construction de logements sur les Plaines, dans le but de changer la donne. 

On sera un partenaire quand viendra le temps de bâtir, mais c’est important que ça demeure des terrains publics et des bâtiments qui seront locatifs, soutient le conseiller Fleury.

C’est une des façons qu'on pourra libérer cette liste-là, de voir un afflux de logements locatifs un peu partout en ville va permettre un amenuisement de la dépression actuelle, conclut-il.

Il aimerait que 50 % des unités construites sur les plaines LeBreton soient des unités à louer. Une proposition qu’appuie M. Roué. Selon ce dernier, plus il y aura d'offres sur le marché locatif, plus le logement deviendra abordable pour tout le monde.

Avec les informations de Stéphane Leclerc

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