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Des questions persistent, 40 ans après la mort de Theresa Allore en Estrie

On voit une jeune femme saluant de la main

Theresa Allore, dont le corps a été retrouvé près de Compton, en avril 1979

Photo : Image fournie par John Allore

La mort de Theresa Allore, cette jeune femme retrouvée sans vie près de Compton, en avril 1979, reste une affaire qui n'a jamais été élucidée. Son frère, John Allore, revient sur ce décès dans un livre nouvellement publié, et dans lequel il déplore l’indifférence des policiers et du Collège Champlain de Lennoxville envers sa soeur, qu'il croit toujours avoir été victime d'un meurtre.

Dans le livre Wish you were here, co-écrit avec la journaliste canadienne Patricia Pearson, John Allore revient sur l’histoire de sa sœur, disparue le 3 novembre 1978 à l'âge de 19 ans.

Le corps de la jeune femme a été retrouvé quelques mois plus tard dans la rivière Coaticook. La dépouille montrait des marques de strangulation, et ne portait que ses sous-vêtements.

John Allore croit toujours que Theresa a été victime d’un meurtre impuni, et remet en question le travail des policiers de la Sûreté du Québec (SQ). Il dénonce également la façon d’agir du Collège Champlain, où la jeune femme étudiait et résidait, comme pensionnaire.

Les policiers étaient davantage préoccupés à l'époque par l'enlèvement du directeur de la Caisse populaire de Sherbrooke-Est, Charles Marion, et par le crime organisé. Quant à la direction du Collège Champlain, elle ne semble pas s’être intéressée à la disparition de Theresa, parce que celle-ci a eu lieu à l’extérieur de l’établissement.

John Allore, frère de Theresa

Selon John Allore, sa famille a été laissée à elle-même après la disparition de sa sœur, et cela a été très difficile à vivre.

Il a fait des recherches et a réalisé que deux autres victimes avaient été retrouvées sans vie dans des boisés de l'Estrie en 1977 et 1978.

Les deux victimes étaient Louise Camirand, qui était âgée de 20 ans, et Manon Dubé, une enfant de 10 ans.

John Allore a fait appel à un criminologue pour qu'il analyse les données recueillies sur les meurtres de sa sœur et de ces deux autres victimes.

Selon cet expert, la façon dont elles sont mortes laisse croire qu'elles ont été victimes de meurtres sexuels, qui auraient pu être commis par la même personne.

La direction du Collège Champlain n’a pas répondu à notre demande d’entrevue. Quant à la SQ, elle mentionne que le dossier de Theresa Allore est toujours ouvert.

Selon la SQ, même si l'affaire avait été traitée à l'époque comme une disparition, toutes les pistes d'enquête ont été étudiées au fil de temps, et elles le sont encore aujourd'hui.

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