•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

19 millions de masques à recycler : un (autre) casse-tête pour les écoles

Un masque jetable par terre

19 millions de masques jetables seront distribués dans les écoles québécoises d'ici un mois

Photo : La Presse canadienne / Jonathan Hayward

L'impact environnemental des masques chirurgicaux obligatoires au secondaire préoccupe les écoles, les parents et les experts, alors que près de 19 millions de masques seront distribués puis jetés dans le réseau scolaire québécois d'ici un mois.

Depuis lundi, chaque élève au secondaire qui assiste à des cours en classe doit porter et jeter deux masques chirurgicaux par jour.

Je sais que les masques de procédure sont plus efficaces que les masques de tissu. Pour l'environnement, ça va créer un problème, il faut juste être capable de bien les disposer, confie Manon Genois, dont l'enfant étudie à l'école secondaire Cardinal Roy, à Québec.

C'est sûr qu'on se questionne. C'est sûr qu'il y a toujours un impact, toujours des conséquences, avoue une autre maman, Karine Chevalier.

Difficultés

À l'école Cardinal Roy, qui accueille 900 élèves, la directrice Élisabeth Fortin confirme que les masques sont pour l'instant jetés. L'école ne dispose pas de boîte de récupération.

Près de 200 000 masques pourraient être jetés d'ici la fin de l'année scolaire, selon elle.

Ce que les compagnies de récupération nous disent, c'est qu'ils doivent les détruire parce que c'est du matériel contaminé.

La directrice dit chercher la meilleure façon de faire, mais ce n'est pas si évident.

Elle a d’ailleurs expliqué aux élèves de jeter leur masque, sans culpabilité, malgré leurs préoccupations environnementales.

Si on a une façon intelligente de [récupérer], on va le faire, précise Mme Fortin.

10 000 $

Il pourrait en coûter jusqu'à 10 000 $ par mois pour une école secondaire pour de débarrasser de ces masques, selon Karel Ménard, DG du Front commun québécois pour une gestion écologique des déchets.

Tout se recycle. Les masques se recyclent, mais on ne sait pas quoi en faire, estime l'expert.

Les masques sont récupérés et acheminés à des compagnies qui s'en occupent. Le problème, c'est qu'il n'y a pas de traçabilité sur le recyclage, ajoute M. Ménard. Selon lui, certains masques iraient jusqu'en Californie pour être recyclés.

Il évalue à environ 10 000 $ par mois pour une école secondaire les coûts du recyclage.

On pense que l'offre de collecte et de recyclage n'est vraiment pas adéquate. Ce n'est pas aux écoles à payer pour ça, ni même au gouvernement.

Le masque chirurgical n'est d'ailleurs pas un produit conçu pour être recyclé.

Ce qu'un recycleur veut, c'est une matière. Or, les masques sont composés d'un tissu, d'élastique et d'une barre de métal, notamment. C'est assez dur à décortiquer.

Avec les informations de Hadi Hassin

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !