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Des étudiantes en sciences infirmières de l’UQTR prêtes à interrompre leurs études pour aider le réseau de la santé

Deux étudiants en soins infirmiers portant des masques de procédure travaillent avec un mannequin sur un lit d'hôpital.

Des étudiantes mettent en pratique leurs connaissances sur un mannequin. (Archives)

Photo : La Presse canadienne / Stephanie Marin

Radio-Canada

Jusqu’à maintenant, 139 étudiantes en sciences infirmières de l’Université du Québec à Trois-Rivières (UQTR) ont manifesté leur intérêt à interrompre leurs études pour donner un coup de main au réseau de la santé, en échange d'une bourse.

Le premier appel de candidatures a pris fin le 11 janvier, mais le besoin est tel qu’un deuxième a été lancé. La date limite pour ce deuxième tour est le 19 janvier.

On ne sait pas encore combien d’étudiants de l’UQTR seront choisis, mais le Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux de la Mauricie-et-du-Centre-du-Québec (CIUSSS MCQ) affirme avoir eu la confirmation que 53 étudiants sélectionnés au premier tour viendront travailler dans les établissements de son territoire.

Le programme s’adresse aux étudiants qui ont déjà un DEC en soins infirmiers et qui poursuivent leurs études à l'université. Les étudiantes qui sont choisies ne travailleront pas nécessairement dans la région où se situe leur université.

Après avoir respecté leur engagement envers le réseau de la santé et une fois de retour sur les bancs d'école, ceux qui sont aux études à temps plein pourront recevoir une bourse de 13 500 $ et ceux à temps partiel, 6750 $.

La suspension n’est que pour la session d’hiver, précise la directrice de programmes de premier cycle en soins infirmiers à l’UQTR, Lyne Campagna, qui confirme que les étudiantes auront une session de retard dans leurs parcours de baccalauréat. Les étudiantes sélectionnées recevront donc leur diplôme plus tard que prévu.

Les étudiantes auront le choix de revenir à l’université à l’automne prochain ou à l’hiver 2022. La plupart ont privilégié [le retour aux études à] l’automne 2021, a-t-elle expliqué, en entrevue à l’émission Toujours le matin.

Une offre qui répond à l'envie de prêter main-forte

Camille Bouchard et Alexandra Bettez, deux étudiantes en sciences infirmières à l'UQTR, ont accepté de repousser la poursuite de leurs études afin d'aller donner du renfort à leurs collègues du réseau de la santé.

J'avais l'impression que cette session-ci, je n'avais pas nécessairement la tête à faire une session d'université, confie Camille Bouchard, qui travaillait déjà à temps partiel aux soins intensifs d'un centre hospitalier des Laurentides.

J'avais l'impression que j'avais plus la tête au travail et à être près de mon équipe pour pouvoir porter main-forte, raconte-t-elle. J'ai l'impression qu'on va donner un dernier boost avant la fin de la pandémie, espérons-le!

Camille Bouchard, qui pourrait bénéficier d'une bourse de 6750 $ destinée aux étudiants à temps partiel, a l'intention d'utiliser cette somme pour payer les frais de scolarité des cours qu'elle reprendra à l'automne.

Alexandra Bettez, une étudiante à temps plein qui devait obtenir son diplôme ce printemps, pourrait recevoir une bourse de 13 500 $.

Je pense que c'est un des moments où on a le plus besoin de nous, croit aussi l'étudiante qui travaillera bientôt à temps plein à l'urgence de Trois-Rivières.

Durant la première vague, je pensais déjà aller prêter main-forte et abandonner mes études, mais il y avait des désavantages à faire ça, explique-t-elle. Là, en raison des incitatifs financiers, ça valait plus la peine de le faire.

Plusieurs étudiantes travaillent déjà dans le réseau de la santé et étaient déchirées parce qu’elles avaient envie de donner un plus grand coup de main à leurs collègues, confirme la directrice de programmes de premier cycle en soins infirmiers à l’UQTR, Lyne Campagna.

Mardi, en mi-journée, les deux étudiantes attendaient toujours d'avoir la confirmation que leurs candidatures avaient été retenues pour le programme de bourse.

Plusieurs autres étudiantes ont aussi indiqué à Radio-Canada être en attente d'un courriel de confirmation, même si le programme prévoit qu'elles devaient commencer à travailler à temps plein le 17 janvier.

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