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Les travailleurs des refuges d'urgence ne seront pas vaccinés en priorité

Les pieds de deux personnes dans la neige.

(Archives) Des personnes attendent l'ouverture de l'Accueil Poirier à 17 h pour aller se réchauffer à l'intérieur.

Photo : Radio-Canada / Denis Gervais

Radio-Canada

La santé publique en Estrie ne prévoit pas prioriser la vaccination des travailleurs qui œuvrent dans les services d'hébergement d'urgence.

La semaine dernière, le Partage Saint-François qui héberge des personnes en situation d'itinérance et la maison l'Escale qui reçoit des victimes de violence conjugale avaient demandé que leurs employés reçoivent plus rapidement leur vaccin.

Le directeur de la santé publique en Estrie, Alain Poirier, indique toutefois qu'il n'est pas possible de déroger de la liste de priorités établie par Québec.

La hiérarchie qui a été établie de tous ces usagers à risque fait que les travailleurs des organismes communautaires se retrouvent un peu plus bas dans la liste, et pas dans les premiers trois mois, si la tendance se maintient.

Alain Poirier, directeur de la santé publique en Estrie

Il souligne que les travailleurs des organismes communautaires devraient arriver au neuvième rang des priorités. Il rappelle que cette hiérarchie a été établie par un comité d'experts, et doit être respectée notamment pour des raisons éthiques.

Déception au Partage Saint-François

Pour le directeur du Partage Saint-François, Sébastien Laberge, il est décevant que la soixantaine d'employés de son organisme ne puissent pas être protégés de la COVID-19 plus tôt.

Les répercussions, on considère qu'elles seraient beaucoup plus grandes dans un service de refuge d'urgence que dans d'autres services qui sont essentiels oui mais qui ont beaucoup moins de répercussions sur la vie de la population.

Sébastien Laberge, directeur du Partage Saint-François

Il rappelle qu'une éclosion de COVID-19 dans son établissement pourrait avoir des conséquences désastreuses pour la population itinérante.

Malheureusement, les milieux communautaires n'ont pas les même ressources que les milieux de la santé, donc s'il y a des éclosions dans un refuge comme le Partage Saint-François, malheureusement, je n'aurais pas le choix de fermer les services. Fermer des services, ça veut dire des périodes de carence qui vont mettre des gens à la rue sans aucune autre solution en plein froid du mois de janvier et de février, s'inquiète-t-il.

D'ailleurs, à la suite de la fermeture d'un refuge de Montréal, une personne en situation d'itinérance a été retrouvée morte à seulement 25 mètres de l'établissement.

Avec les informations d'Alexis Tremblay

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