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Deux ans après sa remise en liberté, la harde de bisons de Banff grandit à vue d’œil

Vingt petits pourraient naître au printemps.

Un bison adulte debout dans la neige.

Les bisons ont été réintroduits dans le parc national Banff en 2017 après 140 ans d'absence.

Photo : Parcs Canada / Adam Zier-Vogel

Radio-Canada

Depuis sa remise en liberté en juillet 2018, la harde de Banff est passée de 31 à 50 animaux. Le gestionnaire du projet de réintroduction, Karsten Heuer, ne serait pas surpris d’y compter 75 individus avant qu'elle ne soit laissée à elle-même, en 2022.

Ils sont en liberté depuis deux ans maintenant, et leur taux de reproduction [....] est un bon indicateur de leur état de santé, explique Karsten Heuer. Nous avons eu un taux de croissance d’environ 38 % chaque année.

Les bisons sauvages avaient disparu du territoire du parc national Banff en 1885. Le projet de réintroduction a commencé en 2017, avec la capture de 16 individus dans le parc national Elk Island, tout près d’Edmonton.

Les experts de Parcs Canada ont ensuite placé cette petite harde à Banff dans un enclos, qu’ils ont progressivement élargi. En 2018, 31 individus ont été remis en liberté.

Des bisonnes et leur petit.

Trois femelles ont mis bas dès juillet 2018, lorsque la harde a été relâchée.

Photo : Parcs Canada / Peter White

Les chercheurs continueront de les surveiller de près pendant encore un an avant de les laisser à eux-mêmes. Si tout se déroule comme prévu, leur nombre devrait atteindre 300 d’ici 2031.

Selon Karsten Heuer, les premières années en liberté de la harde sont prometteuses.

Dès qu’on les a relâchés, ils sont allés au sommet des crêtes et sur les pentes d’avalanche [...] où la végétation est riche et succulente pendant les mois d’été, raconte-t-il.

Il observe aussi que leur impact positif sur l’écosystème commence déjà à se faire sentir. Plusieurs espèces d’oiseaux utilisent leur fourrure pour se faire un nid, et l’herbe semble mieux repousser là où ils ont brouté, dit-il.

En deux ans, deux bisonneaux sont morts, l’un parce qu’il a été mangé par des loups, et l’autre, de cause inconnue.

En un sens, c’est un signe de notre succès, car nous n’essayons pas juste de ramener le bison dans le paysage, mais aussi dans sa niche écologique et l’intégrité de l’écosystème, explique Karsten Heuer.

Avec les informations de Pamela Fieber et Huyana Cyprien

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