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Une agente immobilière sanctionnée pour avoir pris un chien

Le petit chien est assis dans une voiture.

« Snoopy », le bichon frisé de Mike Smaggus.

Photo : Gracieuseté/Mike Smaggus

Radio-Canada

Une agente immobilière à Dartmouth écope d’une amende de 2500 $ et d’une suspension d'un mois de son permis professionnel pour avoir pris le chien d’un homme sans le lui rendre par la suite.

Mike Smaggus affirme que l’agente immobilière Sarah Sullivan a pris son bichon frisé nommé Snoopy sous prétexte de le garder pendant une nuit et qu’elle l’a confié à un autre foyer.

Cette conduite est déshonorante, non professionnelle, nuisible aux intérêts du public et à la réputation de l’industrie en général, juge la commission de l'immobilier de la Nouvelle-Écosse (Nova Scotia Real Estate Commission).

Au moment des faits, M. Smaggus et son chien vivaient dans une maison louée et qui était à vendre. Mme Sullivan n’était pas son agente immobilière, mais elle s’y était rendue quand même.

Selon M. Smaggus, elle a proposé d’acheter son chien, mais il a refusé. Elle a ensuite proposé de s’en occuper pendant une nuit, le temps qu’il déménage.

Mike Smaggus ajoute que Mme Sullivan lui a remis 200 $, pour l’aider à payer son déménagement ou les soins de son chien. Selon lui, lorsqu’il a demandé à récupérer son chien, elle lui a dit qu’elle ne l’avait plus et qu’il se trouvait dans un autre foyer.

À ce moment, selon la commission, elle a employé ou menacé d’employer des renseignements qu’elle avait obtenus en tant qu’agente immobilière ayant eu accès à cette propriété.

La commission accuse aussi Sarah Sullivan d’avoir fourni des renseignements faux ou trompeurs aux enquêteurs à plusieurs reprises. L’organisme note qu’il lui avait déjà imposé des mesures disciplinaires en 2014 parce qu'elle lui avait donné de faux renseignements.

Ce n’est pas considéré comme étant un vol

Mike Smaggus dit qu’il a porté plainte à la police, mais que cette dernière lui a dit que c’était une affaire civile, non un vol, puisqu'il avait reçu de l’argent.

Il dit être pratiquement résigné à ne pas pouvoir récupérer son chien. Toute cette affaire, souligne-t-il, a un arrière-goût amer.

Il a lancé un appel au public sur les médias sociaux dans l’espoir de retrouver son chien, mais sans succès.

M. Smaggus dit que quelqu’un quelque part s'occupe de son chien depuis le mois de juin et qu’il se doute qu’il serait injuste de sa part de le récupérer maintenant. Il aimerait toutefois revoir l'animal et vérifier qu’il se porte bien.

Sarah Sullivan affirme pour sa part que son avocat lui a recommandé de ne pas donner sa version des faits. Son permis professionnel doit être rétabli à la mi-février.

D’après un reportage de Blair Rhodes, de CBC

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