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Il n'y aura pas d'usine d'asphalte sur le chemin Lausanne, tranche la CPTAQ

Un camion lourd circule dans un chemin résidentiel.

Pour ceux qui vivent dans le secteur de la carrière à Rimouski, les activités industrielles et le va-et-vient des camions sont dérangeants (archives).

Photo : Radio-Canada

L'entreprise Sintra ne pourra pas aménager une usine de béton bitumineux dans sa carrière située sur le chemin de Lausanne, à Rimouski.

La Commission de protection du territoire agricole (CPTAQ) a rendu sa décision finale le 13 janvier dernier en ce qui a trait à ce dossier. Cette décision confirme le jugement préliminaire rendu au printemps dernier selon lequel la demande de Sintra d'implanter une usine mobile de béton dans le district Sacré-Cœur est rejetée.

Au cours de la dernière année, des dizaines de citoyens avaient manifesté leur opposition face à ce projet. Ils craignaient notamment que la construction de cette usine augmente la circulation de camions lourds sur le chemin de Lausanne.

Des manifestants armés de pancartes sont groupés devant une tour à bureaux.

Une vingtaine de manifestants s'étaient attroupés devant le bureau du député Harold LeBel à Rimouski, le 28 janvier 2020, afin de dénoncer le projet (archives).

Photo : Radio-Canada / François Gagnon

Les deux commissaires qui ont examiné le dossier jugent que le projet ne respecte pas la loi et que la Ville de Rimouski a démontré qu'il pourrait se réaliser ailleurs, dans le parc industriel, donc hors de la zone agricole.

Les observations produites par la Ville et la demanderesse à la suite de l’orientation préliminaire démontrent clairement qu’il y a, ailleurs sur le territoire de la municipalité locale et hors de la zone agricole, des espaces appropriés disponibles aux fins visées par la demande, peut-on lire dans la décision de la CPTAQ.

Au terme de la séance virtuelle du conseil municipal, lundi soir, le maire de Rimouski, Marc Parent, s'est réjoui de cette décision, même si la Ville avait au départ recommandé à la CPTAQ d'autoriser cette demande.

Ça vient tout simplement confirmer que si une usine doit être installée, ça doit se faire dans le parc industriel, tel qu'on l'a autorisé en 2020, mais bien entendu, ça n'enlève pas les droits acquis à l'usine qui est présentement située à Sacré-Cœur.

Marc Parent, maire de Rimouski

Le conseiller municipal du district Sacré-Cœur, Sébastien Bolduc, s'est également dit satisfait de ce jugement. Il pense que la décision de la Ville de lever les contraintes règlementaires à l'implantation de ce type d'usine dans le parc industriel a été centrale dans le dénouement de ce litige.

Un homme portant une chemise à poids avec des lunettes de soleil sur la tête.

Le conseiller du district de Sacré-Cœur à Rimouski, Sébastien Bolduc (archives)

Photo : Radio-Canada / Simon Turcotte

C'était le sens de la décision préliminaire qui avait été rendue au printemps dernier et depuis ce temps-là, nous à la Ville, on avait spécifiquement fait des modifications, entre autres, au règlement de zonage dans le parc industriel pour permettre une telle usine, a-t-il affirmé.

En plus des citoyens qui s'étaient mobilisés contre le projet, le député de Rimouski, Harold LeBel, et l'Union des producteurs agricoles du Bas-Saint-Laurent avaient manifesté des inquiétudes à son égard, entre autres puisque les lots avoisinants étaient cultivés ou encore utilisés à des fins résidentielles.

Avec la collaboration de Denis Leduc

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