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Terrain de soccer synthétique : Sherbrooke ira de l’avant malgré l’opposition citoyenne

(archives) La présidente du conseil, Nicole Bergeron.

Photo : Radio-Canada / Daniel Mailloux

Radio-Canada

Alors que nombreux citoyens ont fait part de leurs préoccupations quant à l’aménagement d’un terrain de soccer synthétique au parc Central de Sherbrooke, la présidente du conseil municipal, Nicole Bergeron, a indiqué que le projet ira de l’avant en 2021.

Lors de la période de questions du conseil municipal, lundi, de nombreux citoyens ont questionné les élus sur les impacts potentiels d’un terrain de soccer synthétique construit à partir de particules de plastiques. Elles sont minuscules et légères, elles peuvent donc se déplacer facilement dans l’environnement du terrain. Je me questionne donc concernant la contamination du cours d’eau, situé à quelques mètres du terrain, qui se déverse dans la rivière Magog, a notamment mentionné un citoyen.

Plusieurs opposants au projet ont d’ailleurs voulu savoir si la Ville avait demandé une étude sur l’impact environnemental du projet. Une étude environnementale ne s’avère pas nécessaire, a martelé la présidente du conseil municipal, Nicole Bergeron.

Mme Bergeron n’a pas démontré d’intérêt à ce que la Ville amorce une réflexion sur la question de ces terrains, même si des citoyens ont mentionné que certaines municipalités avaient pris la décision d’interdire les terrains synthétiques. Vous dites que la Ville de Boucherville et de Repentigny ont interdit les terrains synthétiques, mais j’aimerais connaître, à contrario, combien de villes ont construit des terrains synthétiques au niveau du soccer, a-t-elle répliqué.

Il sera bel et bien réalisé en 2021

Même si la Ville de Sherbrooke a convié les citoyens à participer à une soirée d’échange le 18 mars prochain sur l’aménagement des parcs dans le secteur Rock Forest, le conseil municipal ne reculera pas sur ce projet. [Le terrain synthétique] sera bel et bien réalisé en 2021. Le besoin a clairement été établi, a mentionné Mme Bergeron.

Le conseiller municipal Pierre Tremblay s’est quant à lui vivement réjoui de la réalisation du terrain de soccer synthétique.

Le message véhiculé n’était pas le bon, il ressemblait beaucoup plus à de la désinformation. De conclure que la Ville voulait couper tous les arbres du parc Central pour faire des terrains de soccer et des stationnements, c’est un non-sens.

Une citation de :Pierre Tremblay, conseiller municipal

Il a également relativisé le poids que pourrait avoir la pétition de 5000 noms déposée au conseil municipal par le Groupe de citoyens pour la protection du parc Central. J’ai de la misère à comprendre l’objectif de la pétition. Ce que je sais, c’est que les vraies réponses, on les trouve dans la communication et non la confrontation, a-t-il déclaré, tout en accusant les instigateurs de la démarche de faire de la désinformation.

Le groupe de citoyens sous le choc

Les citoyens n’ont pas l’impression d’être réellement considérés, a réagi après la période de questions l’une des représentantes du groupe, Isabelle Lord. Selon elle, le mouvement est loin de s’essouffler.

Sherbrooke a eu l’occasion de collaborer avec un mouvement citoyen qui veut travailler avec la ville. On a l’impression qu’ils passent à côté une belle opportunité, car il y a un réel désir des citoyens d’avoir une participation citoyenne et de trouver une solution gagnant-gagnant.

Une citation de :Isabelle Lord, représentante du Groupe de citoyens pour la protection du parc Central

La conseillère Annie Godbout a mentionné à la fin de la séance du conseil municipal qu’en 7 ans, c’était la première fois qu’elle recevait autant de messages de citoyens préoccupés par un projet.

Elle a également démontré une certaine sensibilité aux dizaines de questions des citoyens. Je suis extrêmement soucieuse avec tous les propos entendus de s’assurer (qu’il n’y ait pas) de l’impact des particules de plastique dans la nature, le ruisseau. Je voudrais qu’on redouble de vigilance et qu’on nous revienne pas rapport à cela, a-t-elle souligné.

Rappelons que le Club de soccer le Mistral de Sherbrooke a quant à lui souligner, en décembre dernier, l’annonce de la concrétisation du projet qui répond, selon l’organisation, a un besoin urgent.

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