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Le Jardin des sculptures n'est pas à vendre, assure Winnipeg

une oeuvre en forme de spirale est photographiée devant un bâtiment en broque rouge.

Selon un employé administratif, la Ville de Winnipeg n'a pas l'intention de se débarrasser du Jardin des sculptures.

Photo : Radio-Canada / Ron Boileau

La Ville de Winnipeg compte bien garder le Jardin des sculptures, selon des discussions qui ont eu lieu lundi au Comité permanent sur la propriété, le patrimoine et le développement de la capitale manitobaine.

Plusieurs délégations se sont succédé devant les élus du comité pour défendre le Jardin attenant à la Maison des artistes visuels francophones qui, elle-même, se trouve dans l’ancienne mairie de Saint-Boniface qui a été mise en vente par Winnipeg.

Le directeur général de la Société de la francophonie manitobaine (SFM), Daniel Boucher, a été le premier représentant de la communauté à prendre la parole. Dans sa présentation, il a souligné que bien que l’administration municipale a assuré n’avoir jamais eu l’intention de vendre le Jardin, nous ne sommes pas convaincus.

L’appel d’offres inclut une grande partie du Jardin des sculptures sans inclure aucune orientation afin de protéger ce terrain et son développement futur en tant que Jardin de sculptures, a relevé le directeur général de la SFM.

Le président des Amis des arts visuels du Manitoba, Alain Laurencelle, a demandé à ce que le Jardin, qui attire des milliers de visiteurs chaque année, soit reconnu comme le Jardin des sculptures Léo Mol de Saint-Boniface, en référence au Jardin du même nom qui se trouve dans le parc Assiniboine.

À mon avis, c’est une erreur de la ville. Après avoir investi 1,5 million de dollars sur ce terrain qui lui appartient, ça n’a pas de sens de le vendre, a abondé le directeur général d’Entreprises Riel, Normand Gousseau.

La Ville reconnaît son erreur

Toutes ces inquiétudes viennent du fait que la ville a placé le terrain dans ses surplus en 2007 et que l’appel d’offres manquait de clarté, a reconnu l’administration municipale. Les gens ont mal interprété l’appel d’offres, qui excluait ce terrain dès le départ, s’est défendu un membre de l’administration municipale. Nous envisagions de régler ce problème plus tard, a-t-il ajouté.

Tout cela crée beaucoup d’incertitudes au sein de la communauté qui pense qu’on est en train de le vendre, a reproché la conseillère de Waverley West, Janice Lukes.

Janice Lukes

Janice Lukes a déploré que l'appel d'offres n'ait pas été clair dès le début, occasionnant de l'inquiétude parmi les habitants de Saint-Boniface.

Photo : Radio-Canada / Jeff Stapleton

Le jardin des sculptures n’est pas à vendre, nous essayons de le garder, a assuré le responsable municipal.

Les élus ont voté pour que la Ville conserve le terrain.

Deux nouveaux bâtiments historiques?

Les conseillers ont aussi dû se pencher sur une proposition visant à donner une dénomination patrimoniale au poste de police et au bâtiment du Festival du Voyageur.

Là encore, les délégations étaient nombreuses. La directrice générale de Heritage Winnipeg, Cindy Tugwell, a appuyé cette demande en faisant remarquer qu’il s’agissait de bâtiments à l’architecture moderniste et brutaliste qui méritaient d’être protégés.

Heritage Winnipeg a soutenu le placement de ce genre de bâtiments sur la liste des édifices historiques afin protéger ce type d’architecture dans la capitale manitobaine, a-t-elle expliqué.

Pour sa part, le président de Héritage Saint-Boniface, Walter Kleinschmit, a fait remarquer que l’organisation ne s'opposait pas au développement dans Saint-Boniface mais que le maintien de ces bâtiments est nécessaire. Il a souligné, au passage, qu’ils ont été réalisés par l’architecte franco-manitobain Étienne Gaboury.

Par contre, deux représentants de promoteurs se sont opposés à l’idée de classification. Par exemple, le président et PDG de Gilmore Ventures, Harry Schultz, a fait remarquer que ces détails auraient dû se trouver dès le départ dans l’appel d’offres.

Les élus ont cependant approuvé la proposition de classification et il revient maintenant au directeur de la planification, de la propriété et du développement d'examiner les candidatures des deux bâtisses pour voir si elles seront ajoutées, ou non, à la liste des ressources historiques.

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