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Peu d'hospitalisations au N.-B., mais cela pourrait changer, prévient un médecin

Plan rapproché du bâtiment de l'hôpital où son nom est écrit.

Le Centre hospitalier universitaire Dr-Georges-L.-Dumont, à Moncton au Nouveau-Brunswick, le 26 mars 2020.

Photo : Radio-Canada / Guy Leblanc

Radio-Canada

Un seul des 304 Néo-Brunswickois actuellement atteints de la COVID-19 est à l’hôpital.

Des statistiques du mois de mai indiquent pourtant qu'environ 10 % des personnes atteintes de la maladie pulmonaire nécessitent une admission à l'hôpital.

Une hausse des hospitalisations dès la semaine prochaine reste tout de même un scénario plausible; les patients qui doivent être hospitalisés le sont généralement dix jours après l’apparition des premiers symptômes.

Il faut prendre ça avec un grain de sel, ça se peut que ça se complique vers la semaine prochaine, prévient ainsi le chef des services des soins intensifs au Centre hospitalier universitaire Dr-Georges-L.-Dumont, Rémi LeBlanc.

Rémi LeBlanc, chef des services des soins intensifs au Centre hospitalier universitaire Dr.-George-L.-Dumont.

Rémi LeBlanc, chef des services des soins intensifs au Centre hospitalier universitaire Dr-Georges-L.-Dumont.

Photo : Radio-Canada

Le médecin reste tout de même optimiste.

La plupart des personnes atteintes de la COVID-19 au Nouveau-Brunswick font partie des groupes d'âge les moins à risque. De plus, les cas sont distribués à l’échelle de la province, plutôt que concentrés dans une zone géographique.

C’est un meilleur scénario, indique-t-il. Ce qui nous inquiète, c’est surtout les personnes âgées.

Hôpitaux surpeuplés

Si le Nouveau-Brunswick connaît un bond d'hospitalisations la semaine prochaine, cela pourrait compromettre les services des hôpitaux, déjà étirés.

Une personne atteinte de la COVID-19 accapare davantage les ressources hospitalières, puisque de nombreuses précautions doivent être prises.

Medical staff transfer a COVID-19 patient, due to the lack of room, from the CHR Citadelle hospital in Liege, Belgium, Wednesday, Oct. 21, 2020. Authorities in Belgium fear another deadly wave of coronavirus cases could soon hit care homes for the elderly, as the country also confronts the possibility of its hospitals becoming overwhelmed with COVID-19 patients. (AP Photo/Francisco Seco)

Un patient hospitalisé à cause de la COVID-19 reste normalement plus longtemps à l'hôpital qu'un autre type de patient (archives).

Photo : AP / Francisco Seco

C’est la raison pour laquelle les hôpitaux du Réseau de santé Vitalité visent un taux d’occupation d’environ 80 % pour pouvoir éponger une augmentation de cas rapide.

Le taux d’occupation réel est en moyenne est de 85,9 % à travers la province. Presque tous les hôpitaux dépassent largement leur cible, certains d’entre eux fonctionnant même déjà au-delà de leurs capacités.

Taux d'occupation des hôpitaux

  • Centre hospitalier universitaire Dr-Georges-L.-Dumont: 91,8 %
  • Hôpital Stella-Maris-de-Kent : 155 %
  • Hôpital régional d'Edmundston :82,2 %
  • Hôpital général de Grand-Sault : 70 %
  • Hôpital de Saint-Quentin : 100 %
  • Hôpital régional de Campbellton : 76,9 %
  • Hôpital régional Chaleur : 67,9 %
  • Hôpital de l’Enfant-Jésus : 133,3 %
  • Hôpital de Lamèque : 116,7 %
  • Hôpital de Tracadie : 103,4 %

Source: Réseau de santé Vitalité

On est quand même loin du seuil qu’on devrait avoir en zone orange, regrette le Dr Leblanc.

La PDG du réseau de santé Vitalité, France Desrosiers se fait rassurante.

Actuellement la situation des lits nous permet d'accueillir [les éventuels patients infectés à la COVID-19] quand ça va arriver, explique Mme Desrosiers en entrevue à l'émission La Matinale mardi. Elle ajoute que pour le moment, il n'y a pas de patients atteints de la maladie dans les hôpitaux du nord-ouest de la province.

Mais les débordements dans les hôpitaux peuvent vite être aggravés par les expositions potentielles au virus à l’intérieur des murs.

Le problème, c’est que dès qu’on a un cas de COVID, si des gens ont été exposés, ça fait en sorte qu’ils sont en isolement.

Lors des dernières éclosions dans la province, des dizaines de travailleurs de la santé ont dû être placés en arrêt de travail par mesure préventive après avoir été exposés à la COVID-19 sans protection.

Selon France Desrosiers, les employés qui sont placés en isolement soit s'ils sont infectés avec le virus ou qu'ils ont eu un contact à haut risque avec un cas confirmé. Si un travailleur a eu un contact jugé à faible risque, il peut subir des tests de dépistage rapprochés et des mesures de sécurité accrues seront appliquées, sans que le travailleur ne soit obligé de s'absenter du travail.

Avec les informations de Karine Godin

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