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Des syndicats d'enseignants et d'étudiants de l'Abitibi-Témiscamingue forment une coalition

Philippe Marquis porte un écusson de cercle vert.

Philippe Marquis, enseignant au campus de Rouyn-Noranda et représentant des trois syndicats du Cégep de l'Abitibi-Témiscamingue (archives)

Photo : Radio-Canada / Lise Millette

Désiré Kafunda

Une coalition intersyndicale étudiante et enseignante a été lancée en Abitibi-Témiscamingue. Elle est composée de syndicats de professeurs, de chargés de cours, d’enseignants ainsi que d'associations d'étudiants.

Les membres de cette coalition disent vouloir faire les choses différemment. Philippe Marquis est l’un des porte-parole de la coalition. Il est également le vice-président du Syndicat des enseignantes et des enseignants du Cégep de l’Abitibi-Témiscamingue (SEECAT). Pour lui, l’action qu’il entreprend avec ses collègues est une première.

Vous avez affaire à une coalition qui n’a jamais existé auparavant à ma mémoire. On a à la fois des associations étudiantes, tous les corps enseignants d’éducation secondaire, primaire et postsecondaire en région, souligne-t-il. Ce qu’on va tenter de faire également c’est d’interpeller à la fois les élus régionaux et les chambres de commerce.

La coalition souhaite également interpeller la population de la région sur l’importance de donner un sérieux coup de gouvernail à l’éducation.

Évidemment, on peut se dire que ça ne donnera rien, mais si on ne fait rien, là c’est certain que ça ne donnera rien. Donc on va commencer par travailler lentement ensemble puis continuer à faire les pressions.

Philippe Marquis, vice-président du SEECAT

Pour la représentante du Syndicat des professeurs et des professeures de l’UQAT (SPUQAT), Ina Motoi, il est question de changer les discours dans la société. Autrement dit, de ne pas avoir un seul discours. Le discours du gouvernement qui est positif, qui promet, qui vend des promesses et qui ne les accomplit pas nécessairement. Donc c’est important d’avoir un autre discours et que les médias le prennent en considération, dit-elle.

Mme Motoi veut que la population puisse comprendre ce qui est en jeu et voir où sont les contradictions s’il y en a. Et que tout le monde appuie ce projet de société, qui est celui d'avoir une éducation qui est de qualité.

Combattre la pénurie d’enseignants qualifiés...

Les représentants de syndicats ont présenté les sujets sur lesquels ils comptent bien ouvrir le dialogue et obtenir des changements. Parmi ceux-ci, la pénurie d’enseignants qualifiés dans la province.

Le président du Syndicat de l’enseignement de l’Ungava et de l’Abitibi-Témiscamingue (SEUAT), Yvan Dallaire , pense qu’il y a des inquiétudes quant au nombre d’enseignants non qualifiés au Québec. Contrer cette pénurie-là, ça doit nécessairement passer par l’amélioration des conditions de travail des enseignants, dit-il.

M. Dallaire évoque comme pistes de solutions, entre autres, la réduction du nombre d’élèves par classe et l’amélioration du salaire des enseignants. Vous le savez aussi, présentement, on est les enseignants les moins bien payés au Canada, lance-t-il.

... et la précarité des étudiants

Une partie des étudiants au Québec traversent une situation de précarité. C’est ce que révèle l’association générale des étudiants du cégep de l'Abitibi-Témiscamingue (AGECAT) par le biais de son représentant, Billy Racette.

Au niveau de la précarité étudiante, ce n’est pas l’ensemble des étudiants qui vont être touchés. C’est 50% qu’on dit qui va vivre une période de précarité étudiante. L’une des pistes de solutions, ce serait une réforme du programme des prêts et bourses gouvernementaux, souligne-t-il.

Selon M. Racette, le programme des prêts et bourses n’est pas adapté à la réalité moderne des étudiants. Au niveau du travail en période estivale, qui est souvent un travail permettant de subvenir aux besoins essentiels d’un étudiant durant son parcours scolaire. Quand il [l’étudiant] obtient davantage de revenus, ça a comme une forme de rétroaction négative [...] et ça diminue la possibilité des prêts et bourses, explique-t-il en exemple.

Il ajoute qu’une autre piste de solution serait d’aider davantage les minorités visibles qui, selon lui, peuvent se retrouver dans la tranche des étudiants qui sont exposés à la précarité. Peut-être que certains programmes d’aide supplémentaires pourraient les aider à pouvoir accomplir leur parcours scolaire, souligne-t-il.

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