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Les entreprises néo-brunswickoises touchées par la phase rouge veulent plus d’aide

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Le premier ministre Blaine Higgs, en janvier 2021.

Le premier ministre Blaine Higgs, en janvier 2021.

Photo : Radio-Canada

Pascal Raiche-Nogue

Des voix s’élèvent dans la communauté des affaires du Nouveau-Brunswick pour demander au gouvernement provincial d’en faire plus pour aider les petites entreprises affectées par le passage en phase rouge.

Depuis le début de la pandémie, les progressistes-conservateurs de Blaine Higgs ont peu aidé les entreprises en difficulté. Ils ont choisi de distribuer des prêts totalisant 17 millions de dollars et de laisser le champ libre au gouvernement fédéral.

Le 5 janvier dernier, le premier ministre a un peu changé d’approche et a annoncé de l’aide supplémentaire.

Les petites entreprises qui ont subi les conséquences d’un passage en phase orange ou en phase rouge pourront obtenir une subvention pouvant atteindre 5000 $. Il s’agira d’un versement unique égal à 15 % du revenu des ventes pour la même période l’année dernière.

Les fonds, administrés par Opportunités Nouveau-Brunswick (ONB), ne sont pas encore disponibles. La porte-parole, d’ONB, Autumn Lawrence, affirme que les entrepreneurs pourront déposer une demande au cours des prochaines semaines.

Nous sommes toujours en mode développement pour le site d’application, mais nous avons toujours comme objectif d’ouvrir le processus à la fin du mois de janvier, dit-elle par courriel.

Un coup de pouce jugé insuffisant

Pour plusieurs leaders du monde des affaires, ce coup de pouce est un bon début, mais ne suffit pas.

Alors que la situation sanitaire s'aggrave au Nouveau-Brunswick et que la région d’Edmundston est en phase rouge, ils demandent à Fredericton de délier les cordons de sa bourse.

C’est le cas de la directrice générale de la Chambre de commerce de la région d’Edmundston, Cathy Pelletier.

On s'entend que c'est mieux que rien. C'est déjà un début. Est-ce que c'est suffisant? Je ne crois pas, parce qu'il y en a que ça fait plusieurs mois qu'ils sont en difficulté. On parle surtout des entreprises qui œuvrent dans le secteur de la restauration, du tourisme, les hôteliers, tout ça.

Cathy Pelletier, directrice générale de la Chambre de commerce de la région d'Edmundston.

Cathy Pelletier, directrice générale de la Chambre de commerce de la région d'Edmundston (archives)

Photo : Radio-Canada

Louis-Philippe Gauthier, de la Fédération canadienne de l’entreprise indépendante, est du même avis. Selon lui, la subvention pouvant atteindre 5000 $ peut aider les très petites entreprises à s’accrocher.

Cela risque de ne pas être le cas pour les plus gros joueurs. Pour les autres entreprises, qui ont des plus grandes pertes de revenus, là ça c'est un point de question. Pour certaines entreprises, ça ne sera tout simplement pas assez, indique M. Gauthier.

Louis-Philippe Gauthier de la Fédération canadienne de l'entreprise indépendante.

Louis-Philippe Gauthier, de la Fédération canadienne de l'entreprise indépendante (archives)

Photo : Radio-Canada / Michel Corriveau

Le PDG du Conseil économique du Nouveau-Brunswick, Gaëtan Thomas, abonde dans le même sens.

Le 5000 $ est un début. Mais d’après nos membres, ce n’est pas suffisant. Et le programme devrait prendre en considération les zones qui ont été affectées le plus durement [...] Nous croyons qu’on devrait en faire plus.

Gaëtan Thomas note que certaines entreprises ont un manque à gagner de dizaines, voire de centaines de milliers de dollars, depuis le début de la pandémie.

Radio-Canada a demandé au gouvernement de Blaine Higgs s'il compte offrir plus d'aide aux petites entreprises affectées par le passage en phase rouge. Nous n'avons pas eu de ses nouvelles avant l’heure de tombée, lundi.

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