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Pas d’école virtuelle dans les services de garde pour travailleurs essentiels

Un garçon devant un ordinateur assiste au cours donné par son enseignante.

Des enfants de travailleurs essentiels ne peuvent pas assister à leurs cours en ligne.

Photo : getty images/istockphoto / ake1150sb

La plupart des services de garde offerts aux enfants d’âge scolaire des travailleurs essentiels désignés par le gouvernement de l'Ontario ne sont pas en mesure de soutenir les élèves pour qu’ils suivent leurs cours en ligne.

Bien que le ministre de l’Éducation ait affirmé que l’école virtuelle synchrone est obligatoire pour tous les élèves, le ministère de l’Éducation reconnaît qu’il est impossible pour les services de garde autorisés à accueillir les enfants d’âge scolaire des travailleurs essentiels de soutenir tous les élèves dans leur apprentissage en ligne ou même de leur fournir l’espace et la connexion Internet pour participer à leurs cours en ligne en direct.

Le YMCA du Grand Toronto, qui gère 29 différents centres qui offrent ces services de garde dans la région de Toronto, affirme que les ressources qui seraient nécessaires ne sont simplement pas disponibles.

Kathy Wallace, directrice générale, YMCA de la région de Toronto, affirme que les activités proposées aux enfants sont semblables à celles qui sont offertes lors des camps d’été de l’organisme. Ce programme serait très semblable au curriculum de la province pour les élèves de maternelle et de jardin d’enfants, mais différent pour les enfants plus âgés. Les élèves disposent également de temps libre qu’ils peuvent choisir de consacrer à des travaux scolaires ou des devoirs.

Enseigne du YMCA vue de l'extérieur du bâtiment.

Dans la région de Toronto, 29 services de garde pour les enfants de travailleurs essentiels sont administrés par le YMCA.

Photo : Radio-Canada / Mathieu Bernier

Dans un message envoyé à certains parents dont Radio-Canada a obtenu copie, un centre YMCA de Toronto affirme aux parents que le bris d’un appareil électronique envoyé pour les études de l'enfant au service de garde n’est pas la responsabilité du centre ou de ses employés. Le centre souligne également que la connexion Internet pourrait être insuffisante pour permettre à tous les élèves d’obtenir un service en ligne adéquat.

Toutefois, comme les centres ne sont pas pleins pour l'instant, certains d’entre eux arrivent à accommoder les besoins des élèves qui souhaitent suivre leurs cours en ligne.

C’est le cas des deux enfants de Laura Minniti.

Les filles de l’infirmière de Toronto sont respectivement en 2e année et au jardin.

Je suis très reconnaissante d’avoir obtenu une place, affirme la mère qui s’était retrouvée sur une liste d’attente sans pouvoir obtenir une place tout au long de la première vague de la pandémie au printemps dernier.

Elle affirme que, pour l’instant, ses filles sont en mesure de suivre leurs cours lorsqu’elles sont au service de garde, mais est consciente que si le groupe auquel elles appartiennent continue de se remplir et atteint le maximum, ce ne sera peut-être plus possible.

Je m’inquiète qu’elles se retrouvent moins avancées que les élèves qui ont un parent à la maison qui peut les aider à continuer d’apprendre.

Laura Minniti, infirmière et maman

Elle affirme que son aînée en 2e année est assez forte académiquement pour apprendre de manière autonome et faire les travaux demandés par son enseignante. Elle s’inquiète toutefois que sa cadette peine à avancer sans de solides bases qu’elle devrait apprendre cette année comme la reconnaissance des lettres et des sons.

L’ancien sous-ministre de l’éducation et professeur à l’Université de Toronto Charles Pascal croit que le défi sera surtout important pour les élèves qui avaient déjà des difficultés d’apprentissage.

Le gouvernement devra fournir du mentorat et d’autres formes de soutien pour s’assurer qu’ils reçoivent l’aide individuelle dont ils ont besoin.

Charles Pascal, professeur à l’Université de Toronto

Selon lui, des ressources imposantes devront être mises en place une fois le confinement terminé pour permettre aux élèves qui n’ont pas eu le soutien dont ils avaient besoin au cours de la dernière année de rattraper leur retard.

Il affirme toutefois que les élèves qui n’avaient pas de difficultés en classe avant la pandémie devraient parvenir assez facilement à rattraper leur retard une fois de retour sur les bancs d’école.

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