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Vente de biens essentiels : des inégalités pour des petits commerces d'Ottawa

Des consommateurs entrent au grand magasin Costco à Etobicoke (Toronto).

Des consommateurs entrent au grand magasin Costco (archives).

Photo : CBC/Evan Mitsui

Radio-Canada

Le gouvernement de l'Ontario a effectué 240 inspections dans des magasins à grande surface en fin de semaine. 75 constats d'infractions ont été remis, notamment pour ne pas avoir respecté les limites d'achalandage. Mais contrairement au Québec, la vente d'articles non essentiels est toujours autorisée ce qui fâche de plus en plus les petits commerçants.

Ça m'enrage et je pense que ça enrage plusieurs personnes qui sont à 100 % dépendantes de leurs entreprises, s’exclame Nathalie Carrier, directrice générale de la Zone d'amélioration commerciale (ZAC) du quartier Vanier, en entrevue à Radio-Canada.

La concurrence entre les magasins à grande surface et les petits commerces ressemble de plus en plus au combat de David contre Goliath.

On ne peut pas aller dans un gym et être 5 avec des masques, en parfaite sécurité avec tous les protocoles qui sont respectés, mais on peut être 600 dans un Costco, c'est absolument absurde, déplore-t-elle.

Nathalie Peterman, propriétaire du Centre du Party, croit que les effets de ces inégalités se feront même sentir après le confinement.

L'une des conséquences, c'est que ça enseigne aux gens à consommer différemment. Et ce n'est plus en raison d'un confinement de 28 jours. C'est que je ne sais pas si mes clients vont nécessairement revenir dans des magasins comme les nôtres, craint-elle.

Soutien du maire d'Ottawa

Le maire d'Ottawa Jim Watson a qualifié dimanche soir la situation de très injuste dans un tweet.

Veuillez encourager vos abonnés à contacter leur député provincial. Les grandes surfaces devraient vendre des produits d'épicerie et c'est tout. Le Québec et le Manitoba ont demandé à ces magasins de barrer l'accès aux biens non essentiels. La situation actuelle est très injuste pour les petites entreprises locales! a-t-il écrit sur son profil.

Jim Watson accorde une entrevue par visioconférence.

Le maire d'Ottawa, Jim Watson. (archives)

Photo : Radio-Canada

Son appel a été entendu par des députés de la région.

Lucille Collard, députée provinciale de la circonscription d’Ottawa-Vanier, appuie la démarche du maire d'Ottawa.

M. Watson démontre qu'il veut appuyer les petites entreprises. C'est en lien avec ce que l'on demande aussi. Cela fait déjà plusieurs mois que l'on demande au gouvernement Ford d'être plus équitable avec les petites entreprises et de ne pas permettre aux grandes surfaces de vendre des biens non essentiels, a réagi Mme Collard.

La députée y voit aussi une contradiction avec l'ordonnance de rester à la maison.

Les gens ont toutes sortes d’excuses maintenant pour sortir puis aller vaquer à des occupations qui sont non essentielles, a-t-elle ajouté.

Pour sa part, Joel Harden, député provincial d'Ottawa-Centre, croit que cela demande du leadership de la part du gouvernement de Doug Ford. On a vu l'expérience du Québec, c'est la même chose dans la province à l'ouest de nous au Manitoba. C'est la même chose, a-t-il rappelé.

Le ministre du Travail de l'Ontario, Monte McNaughton, répond à une question en conférence de presse.

Le ministre du Travail de l'Ontario, Monte McNaughton. (archives)

Photo : La Presse canadienne / Frank Gunn

Dimanche, le ministre du Travail de l'Ontario Monte McNaughton se montrait intraitable devant ceux qui ne respectent pas les consignes sanitaires, sans toutefois offrir d'aide aux petits commerces.

Nous ciblons vraiment les entreprises qui sont autorisées à rester ouvertes pendant les 28 jours de fermeture, ce sera tolérance zéro pour les grandes sociétés et les entreprises maintenant, a-t-il lancé.

Le bureau du ministre n'a pas donné suite à notre demande d'entrevue.

Avec les informations d'Antoine Trépanier

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