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Des médecins en zones rurales impatients d’être vaccinés

Une injection de vaccin contre la COVID-19 de Pfizer-BioNtech.

Des médecins pratiquant en zones éloignées et qui sont en contact avec des patients atteints de la COVID-19 déplorent devoir encore attendre leur tour avant de recevoir le vaccin.

Photo : Getty Images / Fredrik Lerneryd

Radio-Canada

Le gouvernement ontarien se targue d'avoir vacciné des milliers de résidents en foyers de soins de longue durée contre la COVID-19. Or, des médecins vivant en zone rurale qui sont régulièrement en contact avec des gens atteints du virus n'ont toujours pas reçu leur première dose.

Pointant à la liste officielle des priorités pour la première phase de vaccination, ces médecins soulignent qu'en théorie,les résidents des foyers devaient passer après les travailleurs de la santé et les fournisseurs de soins essentiels qui travaillent dans les hôpitaux, les foyers de soins de longue durée, les maisons de retraite et les autres établissements de soins collectifs pour aînés.

La plupart des régions les moins touchées - considérées zones vertes en novembre - doivent s’attendre à recevoir le vaccin seulement au cours du mois de février.

La province a peut-être un biais en faveur des grands centres de la province, suggère le Dr Alan Drummond, urgentologue à Perth, une petite ville située entre Ottawa et Kingston.

On dirait qu’ils pensent que ça ne se passe qu’à Toronto, Vancouver et Montréal , dénonce le Dr Drummond. Mais on a vu ici des patients atteints de la COVID durant la première vague, et nous en voyons maintenant durant la deuxième vague.

Le médecin de 66 ans affirme poursuivre ses consultations et continuer à traiter des patients atteints du virus malgré qu’il soit lui-même considéré à haut risque en raison de son âge et de ses problèmes cardiaques.

J’aurais pu me retirer des services d’urgence en février ou mars dernier. Mes collègues reconnaissent ces facteurs à haut risque , ajoute-t-il.

Mais non. Il s’agit de mon travail. J’ai fait ce travail toute ma vie et je n’allais pas me retirer.

Dr Alan Drummond

Le Dr Drummond affirme que de petits établissements de santé comme celui où il travaille deviennent vulnérables aussitôt qu’un membre du personnel d’urgence tombe malade ou doit observer une période de quarantaine.

Nous devons nous assurer que les travailleurs de la santé qui travaillent dans les urgences sont vaccinés., dit-il.

Aucune date fixée

Selon l’Association canadienne des médecins d’urgence (ACMU), de nombreux médecins de première ligne, du personnel des services d’urgence et des ambulanciers paramédicaux n’ont pas encore été vaccinés, en particulier ceux dans les régions éloignées et dont les ressources en personnel sont limitées.

L’association dénonce par le fait même que le vaccin a déjà été administré à des gens qui ont peu ou pas de contacts avec des patients ou des populations à risque.

Plusieurs de nos travailleurs de première ligne n’ont reçu aucune indication quant à savoir à quel moment en termes de semaines ou de mois ils pourraient s’attendre à recevoir le vaccin, ce qui accentue le stress chez ces personnes alors qu’elles continuent de donner des soins à la population , peut-on lire dans un communiqué.

De son côté, le médecin en chef l’Hôpital Bluewater de Sarnia, le Dr Mike Haddad affirme que le personnel de première ligne de l'établissement de santé est impatient de savoir quand il pourrait recevoir le vaccin.

Il y a un peu d'anxiété et une certaine mobilisation qui s’installent, a-t-il déclaré. Les gens ne sont pas très contents.

Le Dr Haddad, lui-même médecin aux soins intensifs, dit comprendre que les populations à haut risque, comme celles des foyers de soins de longue durée de sa région, devraient être vaccinées en priorité.

Le comté de Lambton, dont Sarnia fait partie, devrait recevoir ses premières doses du vaccin COVID-19 au cours de la première semaine de février, selon le bureau de santé publique local.

Le comté a connu une augmentation des cas de transmission dans les foyers de soins de longue durée et dans la communauté au cours des dernières semaines.

Manque de vaccins

En conférence de presse lundi, le premier ministre Doug Ford a pointé du doigt le gouvernement fédéral lorsqu'il a été interrogé sur l'approvisionnement en vaccins pour les régions rurales de l'Ontario.

À l'heure actuelle, nous travaillons en collaboration avec le gouvernement fédéral, a déclaré M. Ford.

Selon le ministère de la Santé, la vaccination de tout le personnel des soins de longue durée et des résidents de Toronto, Peel, York et Windsor-Essex devrait être effectuée d'ici le 21 janvier, a indiqué le ministère de la Santé.

Le ministère a déclaré que la vaccination des résidents des foyers de soins de longue durée était entamée dans de nombreuses autres régions de la province et que l’objectif était d'administrer la première dose dans tous les foyers au plus tard le 15 février.

Notre dossier : La COVID-19 en Ontario
Avec les informations de La Presse canadienne

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