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Des initiatives pour soutenir les commerçants de l'Outaouais pendant et après la pandémie

Des façades de restaurants par temps gris.

Des restaurants dans le Vieux-Hull (archives).

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Des efforts sont en cours pour aider les commerçants québécois à surmonter les défis auxquels ils sont confrontés depuis le début de la pandémie. En Outaouais, le regroupement Vision Centre-Ville tient cette semaine des rencontres virtuelles avec eux pour mieux connaître leurs préoccupations.

Le regroupement de gens d'affaires et de commerçants qui oeuvre au développement économique du centre-ville de Gatineau, Vision Centre-Ville (VCV), a tenu une première rencontre lundi matin avec les restaurateurs et tenanciers de bars.

Deux autres rencontres auront lieu cette semaine, l'une avec les commerçants de détail et l'autre avec les services professionnels.

Le but de ces rencontres-là, c’est de prendre le pouls par secteur d’activité actuellement au centre-ville, explique la directrice générale par intérim de VCV, Annie-Pier Caron-Daviault.

Le regroupement souhaite ainsi mieux connaître leur situation pour ensuite les accompagner et éventuellement les représenter auprès de différents ordres de gouvernement.

À la rencontre de lundi matin à laquelle des intervenants d'Emploi Québec, d’Idée Gatineau et de Tourisme Outaouais ont aussi participé, le problème de l'admissibilité au programme d'aide du gouvernement québécois a été soulevé.

Les programmes qui ont été annoncés par le gouvernement du Québec en octobre sont difficilement accessibles pour les commerçants parce qu’ils ne peuvent pas dépasser la période de préadmissibilité. [...] Ils n'arrivent pas à mettre la main sur cet argent-là sur ces prêts et subventions là, constate Mme Caron-Daviault.

Il a aussi été question d'élargir les terrasses des restaurants quand les beaux jours seraient de retour et d'améliorer la signalétique pour aider les citoyens à se diriger vers le centre-ville, selon Cyril Lauer, copropriétaire du restaurant Les Vilains Garçons, qui a assisté à la rencontre.

À l’échelle de la province, l’initiative J’adore mon resto qui incite les Québécois à encourager les restaurateurs est vue d’un bon oeil dans la région.

N’importe quelle aide et n’importe quelle initiative pour soutenir la restauration sont les bienvenues, commente Cyril Lauer.

VCV souhaite aussi préparer l'avenir. Ce ne sont pas 100 % des fonctionnaires qui vont revenir au bureau physiquement 100 % du temps. On se demande à quoi cela va ressembler après la pandémie ajoute Mme Caron-Daviault. Il faut qu’on s'assure que nos commerçants puissent traverser la période critique qu’on vit en ce moment pour pouvoir participer à la reprise économique.

Pour Cyril Lauer, cela signifie concrètement qu'il doit pouvoir offrir des salaires attrayants pour avoir de nouveaux employés.

Beaucoup d’employés ont quitté le milieu de la restauration, donc on a besoin de sous pour pouvoir relancer et offrir des salaires attrayants pour que ces gens-là reviennent dans la restauration, souligne-t-il.

90 % d'achalandage en moins

Le quartier du Vieux-Hull a été particulièrement frappé par la pandémie, les fonctionnaires étant désormais en télétravail.

Du jour au lendemain, depuis 10 mois, le centre-ville a perdu à peu près 90 % de son achalandage, ce qui est énorme, précise Mme Caron-Daviault.

Pour traverser la pandémie et faire survivre son commerce, Gabrielle Sexton, propriétaire du restaurant Choux-Choux dans le Vieux-Hull a dû s'adapter.

On a fait des plats pour emporter et des repas chauds que les gens pouvaient cuisiner à la maison raconte-t-elle. Mais cela n'a pas suffi et Mme Sexton a transformé son restaurant en pâtisserie.

On a décidé il y a plus d’un mois de faire un changement complet, poursuit-elle. Ça a amené beaucoup plus de trafic de notre côté.

Les gens cherchent des moments de joie pour ne pas dire que les gens mangent leurs émotions, conclut-elle.

Véronique Rivest répond aux questions d'un journaliste.

La propriétaire du Soif Bar à vin, Véronique Rivest (archives).

Photo : Radio-Canada

Se réinventer :la propriétaire du Soif Bar à vin, Véronique Rivest a aussi dû passer par là.

En novembre, quatre restaurants du Vieux-Hull, dont le sien, ont mis sur pied un projet collaboratif pour offrir au client un menu gastronomique à emporter.

On reprend la formule. On en fait une autre avec des restaurants de Chelsea et de Wakefield, annonce Mme Rivest en entrevue à Radio-Canada.

Son bar à vin propose également des ateliers de dégustation à faire à la maison.

Se réinventer, c’est bien beau, mais la créativité ce n’est pas infini, constate-t-elle. On travaille cinq fois plus fort pour cinq fois moins de revenus.

Toutefois, elle assure que les rencontres offertes par VCV sont essentielles : Ça fait toujours du bien de pouvoir réseauter et d’échanger avec des collègues dans la même industrie que nous, voir quels sont les défis auxquels tout le monde fait face.

Avec les informations de Josée Guérin et de Rémi Authier

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