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L'importance de la punition des agresseurs dans la guérison des victimes

Une femme assise sur le sol dans une pièce vide.

Des organismes renouvellent leurs appels pour un financement à long terme des services aux victimes de violence sexuelle.

Photo : iStock / PRImageFactory

Dénoncer son agresseur et passer par un procès devant les tribunaux peuvent représenter un processus assez douloureux pour les victimes d’abus et d’agressions sexuels, selon Jillian Kilfoil, directrice du Réseau des femmes de l’Île-du-Prince-Édouard.

L’abus sexuel d’un enfant est vraiment un événement très traumatisant qui va rester avec la personne pour toute sa vie, explique-t-elle.

Jillian Kilfoil portant des écouteurs. Elle est assise et parle au microphone dans un studio radio.

Jillian Kilfoil, directrice du Réseau des femmes de l’Île-du-Prince-Édouard, explique le premier défi des victimes d'un abus sexuel est de faire croire à leur entourage leur parole.

Photo : Radio-Canada / Gabrielle Drumond

La directrice de l’organisme souligne que la première étape du processus de guérison d’une victime est d'obtenir la confiance de l'entourage. Elles [les victimes] ont besoin que leur famille, leurs amis croient à ce qui est arrivé à elles. ajoute-t-elle

La punition des agresseurs jouerait aussi un rôle important dans la guérison des victimes. Pour Mme Kilfoil, la condamnation imposée aux agresseurs par le système légal met en évidence le fait que les autorités se sont fiées aux paroles des victimes.

On a beaucoup d’empathie envers les victimes d’abus sexuel. On doit croire en leur expérience.

Jillian Kilfoil, directrice du Réseau des femmes de l’Île-du-Prince-Édouard

Jilian Kilfoil rappelle que l’abus sexuel ou l’agression sexuelle endommage la confiance en soi des victimes.

Le soutien offert à ces personnes porte ainsi souvent sur leur difficulté à avoir un sentiment de sécurité.

Toute victime d’abus sexuel ou d’agression sexuelle à l’Île-du-Prince-Édouard peut demander de l’aide spécialisée au service 211.

Selon les données les plus récentes de Statistiques Canada, le nombre d’agressions sexuelles à l’Île-du-Prince-Édouard a augmenté de plus de 50 % en 2018 par rapport à l’année précédente.

L’agence fédérale indique que le nombre de signalements d’abus et d’agressions sexuelles a augmenté partout au Canada à la suite du mouvement #MeToo.

Rachael Crowder pose pour la photo.

Rachael Crowder, directrice générale du Centre d’aide aux victimes de viol et d’abus sexuel de l’Île-du-Prince-Édouard, entend offrir un nouveau programme de soutien aux victimes autochtones dans les réserves et dans le milieu urbain.

Photo :  CBC / Isabella Zavarise

Du soutien aux survivantes autochtones de la violence sexuelle

Le Centre d’aide aux victimes de viol et d’abus sexuel de l’Île-du-Prince-Édouard a lancé un programme de soutien aux survivantes autochtones de la violence sexuelle nommée Braiding Sweetgrass.

Le programme vise à permettre aux femmes autochtones, à celles qui s’identifient comme femmes et à celles qui ont une identité sexuelle non conforme de se rétablir des traumas.

Le service tentera de combiner les pratiques de guérison autochtones traditionnelles et les connaissances médicales occidentales.

Il est extrêmement important de s’attaquer à certains des traumas qui se sont produits non seulement à la suite de la violence sexuelle dans ces communautés, mais aussi aux traumas de l’histoire de la colonisation et à d’autres formes d’oppression.

Rachael Crowder, directrice générale du Centre d’aide aux victimes de viol et d’abus sexuel de l’Île-du-Prince-Édouard

Le nouveau programme est partiellement financé par la province, par la Fondation canadienne des femmes et par l’Association des femmes autochtones de l’Île-du-Prince-Édouard.

Le programme a été conçu en réponse aux appels à l’action lancés par la Commission de la vérité et de la réconciliation en 2015.

Le Centre d’aide aux victimes de viol et d’abus sexuel est à la recherche du personnel pour mettre le programme sur pied. Selon la directrice de l’organisme, Rachael Crowder, les candidats autochtones auront la préférence dans le processus de recrutement.

Avec des renseignements de CBC

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