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Le manque de transparence au menu du conseil municipal de Sherbrooke

L'hôtel de ville de Sherbrooke.

Des élus déplorent le fait qu'ils n'ont pas facilement accès à l'information dont ils ont besoin.

Photo : Radio-Canada / Yannick Cournoyer

Radio-Canada

Des conseillers municipaux de Sherbrooke déplorent le fait qu'ils doivent avoir recours à la Loi sur l'accès à l'information pour obtenir des détails concernant certains dossiers. Ils entendent aborder la question lors du conseil municipal, qui aura lieu lundi soir à Sherbrooke.

La conseillère municipale Annie Godbout fait partie des élus qui estiment que cette nouvelle politique nuit à son travail.  

C'est une directive de communication qui est antidémocratique, qui donne un contrôle de l'information accentué aux fonctionnaires, et ça affaiblit le pouvoir des élus.

Annie Godbout, conseillère municipale de Sherbrooke

La conseillère municipale Annie Godbout explique que, jusqu'à cet automne, il lui était possible de s'adresser directement à un fonctionnaire concerné par un dossier ou de solliciter une rencontre avec un directeur de division pour bien comprendre un enjeu courant.

Semble-t-il qu'il y avait de l'abus dans les demandes d'information auprès des fonctionnaires, donc ils ont mis un cadre pour être plus efficaces, relate-t-elle. 

Dorénavant, seuls les dossiers qui sont à l'ordre du jour du conseil municipal ou de comités municipaux peuvent faire l'objet de demandes informelles d'information. 

Selon la conseillère municipale, cette façon de faire nuit, par exemple, aux citoyens qui s'adressent aux élus pour trouver des solutions aux problèmes dans leur quartier. Ces dossiers-là, c'est souvent des dossiers citoyens, de proximité, pour mieux comprendre un enjeu plus spécifique, décrit Annie Godbout.

Par ailleurs, les élus doivent maintenant s'adresser d'abord aux directions d'arrondissement lorsqu'ils souhaitent avoir accès à de l'information. Elle fait valoir que des coordonnateurs d'arrondissement ont dû être embauchés pour aider à traiter cet afflux de demandes. Une preuve, selon elle, que ce manque de transparence est bien loin d'augmenter l'efficacité de la fonction publique sherbrookoise.

J'estime qu'on a un pouvoir d'influence qui est diminué, et que ça entraîne un manque d'efficacité, souligne Annie Godbout. 

La conseillère municipale regrette que le maire ait appuyé cette politique, qu'elle juge insensée. 

Je crois que comme maire, il doit être à l'écoute des élus et des citoyens, et non des fonctionnaires, dans une situation comme celle-là.

Annie Godbout, conseillère municipale de Sherbrooke

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