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Archives

Trois moments dans la lutte de Max Gros-Louis pour les droits autochtones

Max Gros-Louis en 1972.

Le chef huron-wendat Max Gros-Louis a été un des grands promoteurs des droits autochtones au Canada.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Max Gros-Louis (1931-2020) a lutté pendant toute sa vie pour le respect des droits des nations autochtones tout en jouant un important rôle d’interlocuteur avec les allochtones.

Se battre pour ses droits

Moi à l’école, je suis devenu champion boxeur, parce que je me suis fait traiter de Sauvage, autant par les frères que les sœurs, que par les enfants de Canadiens français qui venaient à l’école avec moi.

Max Gros-Louis
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Téléjournal, 14 novembre 2020

Dès son enfance, comme on l’entend dans la biographie que le journaliste Olivier Lemieux lui consacre le 14 novembre 2020 au Téléjournal, Max Gros-Louis s’est battu pour faire respecter les droits des Autochtones de diverses façons.

On l’aura vu autant négocier ou croiser le fer avec les gouvernements successifs du Québec et du Canada que plaider la cause des Premières Nations aux Nations unies.

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Format 30, 25 octobre 1971

Les revendications autochtones, Max Gros-Louis les explique lors d’une entrevue qu’il accorde à l’animateur de l’émission Format 30, Wilfrid Lemoine, le 25 octobre 1971.

Alors grand chef des Hurons-Wendat du village de Wendake depuis 1964, Max Gros-Louis vient de publier un livre.

Participent également à Format 30 Jean-Paul Nolet, animateur de Radio-Canada d’origine abénakise, et Serge Tremblay-Manigouche, spécialiste en éducation d’origine montagnaise (aujourd'hui innue).

Le premier des Hurons de Max Gros-Louis expose les principaux problèmes sociaux politiques qu’affronte sa communauté et porte sur la « Révolution tranquille » autochtone entreprise en 1969.

L’année 1969 est, selon lui, cruciale dans le processus de prise de conscience des Autochtones du Canada.

Cette année-là, ils se regroupent dans une association dont le but est de promouvoir leurs revendications et leurs droits devant les différents ordres de gouvernement au Canada.

Max Gros-Louis confirme au passage que les Premières Nations préfèrent être sous l’autorité du gouvernement fédéral que celle des gouvernements des provinces canadiennes.

Il égratigne au passage de manière particulière les gouvernements successifs du Québec, qui n’ont accordé le droit de vote provincial aux Autochtones qu’en 1969 et qui se sont très peu préoccupés de leur éducation.

Wilfrid Lemoine demande à Max Gros-Louis si la revendication selon laquelle 85 % du territoire québécois doit être remis aux Premières Nations est raisonnable.

Le grand chef répond qu’il importe surtout que les gouvernements consultent celles-ci dans la gestion du sol québécois.

Un message transmis au monde entier

Dans l’entrevue présentée à Format 30, Max Gros-Louis rappelle que c’est en 1967, l’année de l’Exposition universelle Terre des Hommes, tenue à Montréal, que la « Révolution tranquille » autochtone a vraiment commencé au Canada.

En 1967, Max Gros-Louis est très actif dans la construction du pavillon des Indiens du Canada à l’Expo 67.

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Aujourd'hui, 12 mai 1967

Il explique à la journaliste Renée Larochelle, dans un reportage présenté à l’émission Aujourd’hui le 12 mai 1967, comment s’est élaboré le message de revendication transmis par le pavillon au monde entier.

La journaliste Renée Larochelle interroge plusieurs personnes sur l’impression que leur a laissée leur visite du pavillon des Indiens du Canada.

Il est assez frappant de constater que plusieurs visiteurs, dont des membres du clergé, voient avec sympathie et compréhension les doléances et les revendications présentées dans cette exposition.

La fierté d’un village

Max Gros-Louis a été grand chef du village huron-wendat de Wendake à plusieurs reprises entre 1964 et 2008.

Durant cette période, il a œuvré à améliorer les conditions de vie de sa communauté.

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Contrechamp, 28 avril 1977

Max Gros-Louis parle de la réalité économique du village de Wendake dans une entrevue qu’il accorde au journaliste Pierre Trottier et présentée à l’émission Contrechamp le 28 avril 1977.

Le grand chef souligne avec beaucoup de fierté qu’à Wendake, personne ne vit de l’aide sociale.

Tout le monde gagne sa vie dans l’artisanat, dans d’autres industries ou à l’extérieur de la réserve.

Max Gros-Louis rappelle aussi que 25 personnes non autochtones travaillent à Wendake.

L’habitation est par ailleurs un droit auquel Max Gros-Louis et le conseil de bande ont apporté des solutions originales.

Les citoyens de Wendake sont dans leur grande majorité propriétaires de leurs maisons et ces dernières sont en bonne condition.

Max Gros-Louis est décédé le 14 novembre 2020 à l’Hôtel-Dieu de Québec.

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