•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Une femme arrêtée à la suite de la découverte du corps d'un bébé à Gatineau

Une voiture de police près d'un édifice de logements à Gatineau la nuit.

Découverte du corps d'un bébé au 15 rue des Étudiants, à Gatineau, samedi.

Photo : S.B.

Radio-Canada

Le Service de police de la Ville de Gatineau (SPVG) a ouvert une enquête et a procédé à une arrestation à la suite de la découverte du corps inanimé d'un bébé dans un appartement de Gatineau, samedi.

Selon la police de Gatineau, il s’agit d’une mort suspecte.

Karoline Berger, 26 ans, a été arrêtée et a comparu à la Cour du Québec dimanche. Elle fait face à un chef d’accusation pour avoir commis un outrage, une indécence ou une indignité envers le cadavre d'un nouveau-né.

Une femme a été arrêtée à la suite de la découverte du corps inanimé d'un bébé dans un appartement de Gatineau.

Karoline Berger, 26 ans, a été arrêtée et a comparu dimanche.

Photo : Facebook

Selon la Couronne, la femme fait aussi face à des accusations d'entrave, de voie de faits contre des policiers et d'avoir désarmé un policier.

À ce stade-ci, il est beaucoup trop tôt pour établir le lien entre la personne arrêtée et le bébé, mais c'est quelque chose qui va vraiment se confirmer lors de notre enquête, a précisé l’agente du SPVG, Renée-Anne St-Amant.

C’est vers 23 h samedi que les policiers ont répondu à un appel dans un édifice de logements de la rue des Étudiants, dans le secteur de Hull.

Une voiture de police devant un édifice de logements la nuit.

Une voiture de police devant un les lieux de la découverte macabre.

Photo : S.B.

Une fois sur place, les policiers ont alors pu constater qu'il s'agissait d'une mort évidente et qu'aucune manœuvre de réanimation n'était possible, a assuré Renée-Anne St-Amant.

Un périmètre de sécurité a été érigé au 15, rue des Étudiants lundi. Le Service de l'identité judiciaire ainsi que les enquêteurs du SPVG ont été dépêchés sur les lieux.

Une autopsie devait être pratiquée sur le corps du bébé au Laboratoire des sciences judiciaires et de médecine légale, à Montréal, lundi.

Dans cette enquête-là, on veut déterminer les causes et les circonstances du décès du bébé, a indiqué l'agente St-Amant.

Un plaignant a été conduit au poste de police afin de soumettre sa déposition, confirme le SPVG. Une aide psychologique a été offerte au plaignant, mais aussi aux policiers touchés par l'événement.

La police invite toute personne ayant des informations sur cette affaire à contacter la ligne info au 819 243-INFO (4636), option 5.

C'est le deuxième événement du genre à survenir à Gatineau en moins d'un an. En juin, deux chefs d’accusation ont été déposés par le Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP) contre la mère du poupon retrouvé mort dans le quartier Mont-Bleu, à Gatineau.

C'est certain qu'on tient à rassurer la population à cet effet-là. Il s'agit vraiment de deux événements qui sont distincts, a soutenu l'agente St-Amand.

Contexte difficile pour les naissances

Bien qu'on ne connaît pas encore le lien entre l'accusée et le bébé, la directrice de Naissance-Renaissance Outaouais, un organisme à but non lucratif qui offre des services entourant la naissance d'un bébé, Sylvie Gauthier a constaté une forte demande de la part des mères de la région.

Elle a mis sur pied un nouveau groupe pour les femmes vivant une dépression post-partum (ou dépression postnatale) en novembre.

C'est encore plus criant en période de pandémie parce qu'une des premières choses qu'on dit aux mères qui se sentent isolées, c'est de sortir de voir du monde quand elles ne se sentent pas bien, de faire des activités et puis là tout est coupé, a constaté Mme Gauthier.

La directrice assure que bon nombre de ressources existent dans la région et incitent les parents à s'en prévaloir.

Avec les informations de Nathalie Tremblay

Commentaires fermés

L’espace commentaires est fermé. Considérant la nature sensible ou légale de certains contenus, nous nous réservons le droit de désactiver les commentaires. Vous pouvez consulter nos conditions d’utilisation.