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Sévères restrictions en vigueur dans des Premières Nations en Ontario

Trois personnes munies de masques sont debout près d'une voiture à un barrage routier.

Certaines communautés n'ont jamais enlevé les barrages routiers installés au printemps 2020.

Photo : CBC / Erik White

Radio-Canada

Certaines communautés autochtones du Nord de l’Ontario imposent de nouvelles restrictions, tandis que d'autres renforcent le contrôle à la frontière.

La Première Nation Sagamok, à une centaine de kilomètres à l’ouest de Sudbury, contrôle tous ceux qui entrent sur leur territoire, même les membres de la communauté.

Un résident de Sagamok qui irait à Sudbury serait nécessairement arrêté à la seule route d’accès de Sagamok, indique le chef Alan Ozawanimke. Tout arrivant doit s’isoler pendant 14 jours.

Ça ne va pas empêcher la menace, mais ça nous rappelle nos responsabilités.

Alan Ozawanimke, chef de la Première Nation Sagamok

Le contrôle routier de Sagamok est en place depuis le mois de mars 2020.

Durant quelques semaines au printemps, les foyers n’avaient le droit qu’à un voyage pour faire des épiceries ou une vérification de la boîte postale par semaine. Les résidents devaient être munis d’un laissez-passer pour sortir.

Les gens n’ont pas apprécié, c’était plutôt oppressant, admet le chef Osawanimke.

Mais ça a servi à nous éduquer sur la sévérité de la situation et ce qu’il fallait faire pour nos familles et nos aînés.

L’école et les commerces de la Première Nation demeurent ouverts, mais les visites sont interdites, y compris les membres de la famille qui veulent assister à des obsèques.

La Première Nation de Taykwa Tagamou

La Première Nation de Taykwa Tagamou est située près de Cochrane.

Photo : Radio-Canada / Jean-Loup Doudard

La Première Nation Taykwa Tagamou maintient elle aussi un barrage routier depuis le début de la pandémie, mais vient tout juste de fermer ses portes aux membres de la communauté qui ne vivent pas dans la réserve.

Ces changements ont été difficiles pour les 130 habitants de la communauté, qui ont l’habitude se rendre à Cochrane pour aller se chercher un café, dit le conseiller Howard Archibald.

L’intention n’était pas de garder les gens enfermés, mais de garder la communauté en santé. On ne sait pas où les gens sont allés.

Howard Sutherland, conseiller à la Première Nation Taykwa Tagamou

Rétablissement des contrôles frontaliers

La flambée des cas de COVID-19 dans le Nord de l’Ontario a poussé d’autres Premières Nations à instaurer à nouveau des contrôles routiers.

Garden River a réinstallé son barrage sur la route 17 B à l’est de Sault-Sainte-Marie début janvier après qu’un cas a été rapporté à la Première Nation, à la suite d’une fête du jour de l’An.

La Première Nation a également adopté un règlement pour étendre les pouvoirs d’urgence du chef et du conseil de bande.

Ces pouvoirs comprennent celui de nommer des agents pouvant émettre des amendes de 1000 $ et des accusations qui pourraient mener à 30 jours de prison.

Le chef de Garden River, Andy Rickard, n’a pas répondu aux demandes d’entrevues de nos collègues de la CBC, mais il publie des mises à jour quotidiennes sur Facebook.

Merci de nous permettre de faire ce qu’il faut pour protéger nos citoyens, y dit-il.

La Première Nation de Constance Lake, dans le Nord-Est de la province, contrôle également les déplacements dans la communauté, tâche compliquée par le fait que bien des gens de l’extérieur viennent travailler à la scierie.

Un homme muni d'un panneau d'arrêt se tient debout sur la route près d'une voiture.

Certaines communautés ont fermé leurs barrages routiers, car les maintenir aurait été trop coûteux.

Photo : CBC / Erik White

Il y a des gens qui ont peur, d’autres qui en sont las, d’autres qui se disent que c’est la nouvelle réalité, et d’autres qui sont paranoïaques, dit le chef Rick Allen.

Constance Lake avait éliminé son barrage routier pendant l’été, à la fois pour alléger le fardeau sur la santé mentale de ses membres, mais également parce qu’un contrôle routier est très cher pour une petite communauté.

C’est pour les mêmes raisons que la Première Nation Serpent River a démantelé ses neuf barrages routiers au printemps et ne les a pas rétablis.

Nous sommes très fatigués, comme tout le monde.

Brent Bisaillon, chef de la Première Nation Serpent River

Le chef Brent Bisaillon aimerait que le premier ministre Doug Ford en fasse plus pour mettre fin à la seconde vague.

Il suggère au gouvernement provincial d’imiter les Premières Nations et de contrôler les personnes qui entrent dans le Nord de l’Ontario par les autoroutes 69, 11 et 17.

D'après les informations de CBC News.

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