•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Plusieurs régions du Nouveau-Brunswick menacées de passer au rouge

Un feu de circulation au rouge, à côté d'une pancarte indiquant le Nouveau-Brunswick.

Le Nouveau-Brunswick compte 304 cas actifs de COVID-19.

Photo : Radio-Canada / Guy LeBlanc

Le Nouveau-Brunswick continue d'enregistrer une « avalanche » de cas de COVID-19 liés aux rassemblements des Fêtes et à une transmission sur les lieux de travail. Lundi, 26 cas supplémentaires ont été signalés dans la province, dont deux dans la zone rouge d’Edmundston.

Les autres cas sont répartis un peu partout sur le territoire, épargnant seulement les régions de Miramichi et de Campbellton.

La région de Saint-Jean est la plus lourdement touchée, avec neuf nouveaux cas. Les régions de Moncton et de Fredericton enregistrent sept nouveaux cas chacune. Un seul cas s'ajoute au bilan de la région de Bathurst.

Même si le nombre de cas actifs s'élève à 304, une seule personne est hospitalisée. Il s'agit d'une proportion largement en deçà des statistiques, qui indiquent qu'environ 10 % des personnes atteintes de la maladie pulmonaire nécessitent une hospitalisation.

Avis d'exposition à Moncton et à Grand-Sault

  • Clinique médicale du 1633, chemin Mountain à Moncton : le jeudi 14 janvier entre 17 h 30 et 19 h 30;
  • Fournisseur de pièces d'auto Parts for Trucks à Grand-Sault : les 11, 12 et 14 janvier de 8 h à 17 h;
  • Pharmacie Jean Coutu Kim Levesque-Côté de Grand-Sault : le jeudi 7 janvier de 9 h à 17 h.

Le médecin hygiéniste en chef Jennifer Russell a expliqué lundi par voie de communiqué que « l'avalanche de cas » que nous connaissons actuellement au Nouveau-Brunswick a été aggravée par des éclosions dans les lieux de travail. Le virus s'est notamment infiltré dans des usines de la province, contaminant au moins 20 employés d'un abattoir de poulet du Madawaska.

Les autres zones « à un point critique »

Menacées de basculer elles aussi à la phase rouge, les régions de Moncton, de Saint-Jean et de Fredericton conservent le statu quo pour le moment.

Les prochains jours sont critiques pour déterminer la direction dans laquelle notre province se dirige, a déclaré le premier ministre Blaine Higgs.

Les derniers cas signalés font l'objet d'enquêtes de la santé publique et la transmission communautaire n'a pas encore été confirmée dans la province.

Le premier ministre a toutefois prévenu la population qu'advenant la confirmation de ce phénomène, la mise en place d'un confinement total comme nous l'avons connu en mars serait envisagée.

Si nous arrivons à un point où nous avons plein de cas et que nous ne savons pas d'où ils proviennent, nous allons devoir tout mettre sur pause et fermer les portes, a déclaré Blaine Higgs dimanche après-midi.

La Dre Jennifer Russell fait un autoportrait avec son cellulaire dans une salle de l'hôtel de ville de Moncton.

La médecin hygiéniste en chef du Nouveau-Brunswick, la Dre Jennifer Russell s'est rendue dans la région de Moncton, lundi, pour sensibiliser les élus.

Photo :  Facebook (@MairesseMoncton)

Des élus inquiets

La Dre Jennifer Russell s'est rendue dans la région de Moncton, lundi, pour sensibiliser les élus, comme elle l'a fait vendredi dernier à Edmundston.

La même journée, le maire de Dieppe, Yvon Lapierre, a lancé un message d'avertissement dans une vidéo sur Facebook.

Je dois dire que la situation est très sérieuse, très critique, si nous ne voulons pas tomber en zone rouge. Il n’est pas question ici de faire des menaces ou rien du genre, mais plutôt de vous donner le plus que possible les faits dans la situation présente.

Je pense que ce qui est évident, c’est que si on ne change pas ce qu’on fait, on va se retrouver en zone rouge.

Yvon Lapierre, maire de Dieppe
Le maire de la ville de Dieppe, Yvon Lapierre, le 18 janvier 2021.

Le maire de la ville de Dieppe, Yvon Lapierre, le 18 janvier 2021.

Photo :  Facebook (@dieppenb)

Le maire propose aux gens de commencer dès maintenant à agir comme s’ils étaient en zone rouge. Ne prenez rien à la légère, implore-t-il. Pensez comme si nous étions en zone rouge. Et ça, je l'espère, va nous permettre de nous sortir de la zone orange.

Avec des informations de Pascale Savoie-Brideau

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !