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Le chef du SPVQ, Robert Pigeon, annonce sa retraite

Robert Pigeon.

Robert Pigeon, chef de la police de la Ville de Québec

Photo : Radio-Canada / Sylvain Roy Roussel

Le chef de police Robert Pigeon, en poste depuis cinq ans, quittera ses fonctions pour prendre sa retraite en juin. À quelques mois de son départ, le chef estime avoir « réalisé l’ensemble des objectifs » qu’il s’était fixés avec l’administration municipale.

Je suis rendu à 61 ans, ça fait 40 ans que j'oeuvre dans le domaine de l'application de la loi. […] C'est le moment pour moi de partir. L'organisation va très bien, le train est sur les rails, a commenté le chef Pigeon en annonçant sa retraite lundi matin aux côtés du maire de Québec.

Régis Labeaume a d’ailleurs salué le départ de celui qu’il considère comme le visage humain du SVPQ. Le chef Pigeon a dû gérer certains des événements les plus tragiques de l’histoire de la capitale, dont la tuerie de la grande mosquée de Québec et les attaques de l’Halloween dans le Vieux-Québec en 2020.

Au-delà de ces événements tragiques, je me souviendrai de lui grandement parce qu’il a su moderniser le service de police. Il a réussi à adapter ses unités pour faire face aux nouvelles réalités, a souligné Régis Labeaume.

Le maire a aussi remercié le chef pour ses efforts afin d'adapter les interventions des policiers en ce qui concerne les enjeux de santé mentale, qui génèrent un nombre croissant d’appels d’urgence. Robert fait l’unanimité auprès des intervenants et des intervenantes du secteur social, ce qui est plutôt rare, estime le maire.

Robert Pigeon pense d’ailleurs que les enjeux de santé mentale seront le plus grand défi que devra surmonter son successeur.

Je pense que pour le futur, le défi sera très certainement de continuer à faire de la sécurité publique auprès de personnes ayant des problèmes graves de santé mentale dans une société comme la nôtre.

Robert Pigeon, chef du Service de police de la Ville de Québec

Le processus pour remplacer le chef Pigeon sera lancé dans les prochains jours. Régis Labeaume affirme être à la recherche d’un chef empathique doté d’une vision sociale des services policiers et qui saura aussi s’attaquer à la cybercriminalité, qui exige des connaissances de plus en plus spécialisées.

Nouvelle centrale

Après de nombreux retards et dépassements de coûts, le chef Robert Pigeon est maintenant persuadé que le projet de la réorganisation des forces policières dans une nouvelle centrale est sur le droit chemin. Il a tenu à remercier les élus municipaux d’avoir eu le courage d'affronter cette situation-là et de réorienter ça vers un nouveau projet entièrement tourné vers l'avenir.

La nouvelle centrale coûtera à elle seule 101,5 millions de dollars, en incluant l’acquisition du terrain situé à l’angle de l’autoroute Laurentienne et du boulevard Louis-XIV.

Maquette d'un bâtiment vitré, sur le bord d'un étang.

Maquette de la future centrale du Service de police de la Ville de Québec

Photo : SPVQ/Ville de Québec

Le chantier doit être lancé cet été pour une livraison du bâtiment en 2023. Un poste de quartier doit également être aménagé dans l’édifice F.X.-Drolet, dans le quartier Saint-Roch, qui devra d’abord être décontaminé.

Parcours exemplaire

De ses 40 ans dans les services policiers, Robert Pigeon est particulièrement fier de sa contribution aux opérations de la crise d’Oka, de la crise du verglas, de la guerre des motards à Montréal et d’avoir contribué au bureau d’enquête de la commission Charbonneau.

À 61 ans, il veut maintenant se consacrer à sa vie personnelle et affirme qu’il n’a pas l'intention d'intégrer un autre corps de police.

J'ai encore une bonne santé, encore de l'énergie, une bonne capacité physique, mais là ce qui m'anime beaucoup, ce qui m'inspire, ce sont des projets personnels, donc c'est vraiment vers là que je m'en vais.

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