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Twitter suspend le compte d'une élue américaine sympathisante de QAnon

Une femme parle dans un micro.

Marjorie Taylor Greene a été élue comme représentante républicaine de la Georgie.

Photo : Reuters / ELIJAH NOUVELAGE

Agence France-Presse

Twitter a temporairement suspendu, dimanche, le compte de Marjorie Taylor Greene, une députée américaine de l'ultradroite républicaine adepte des théories complotistes, pour avoir enfreint les règles d'intégrité du discours sur le réseau social, selon ce qu’ont indiqué Twitter et le bureau de l'élue.

Marjorie Taylor Greene, une représentante de Georgie récemment élue au Congrès qui ne cache pas ses affinités avec la mouvance complotiste QAnon, avait publié un gazouillis plus tôt dimanche sur les élections sénatoriales de Georgie, arguant qu'il s'agissait de fraude.

Les messages de la députée avaient ensuite été épinglés par Twitter d'une mention indiquant : Cette affirmation qu'il y a eu fraude électorale est contestée. On ne peut pas répondre à ce tweet ni le retweeter en raison du risque de violence.

La représentante républicaine franchit un détecteur de métal. Elle porte un masque sanitaire.

Marjorie Taylor Greene est une adepte du mouvement conspirationniste pro-Trump QAnon.

Photo : Reuters / JONATHAN ERNST

Dimanche après-midi, le réseau social a décidé de bannir la députée pour 12 heures. Le compte en question a été temporairement suspendu pour de multiples violations de nos règles déontologiques, a indiqué un porte-parole de Twitter dans un courriel à l'AFP.

Dans un communiqué, Mme Taylor Greene dénonce cette mesure : Quelques jours après que le cartel de la Silicon Valley eut lancé une attaque multifront pour museler la liberté d'expression en Amérique en retirant le président Donald Trump des plateformes et en purgeant nombre de comptes du camp conservateur, Twitter a décidé de suspendre mon compte personnel sans explication.

Cette mainmise monopolistique que quelques grands de la technologie exercent sur le discours politique américain est hors de contrôle, ajoute-t-elle.

Purge sur les réseaux sociaux

Cette initiative constitue le dernier épisode des efforts des géants du web pour purger leurs plateformes des extrémistes pro-Trump après les incidents violents du Capitole survenus le 6 janvier dernier.

Deux jours après des émeutes des partisans et partisanes du président qui ont envahi les bâtiments du Congrès, Twitter avait suspendu de façon permanente le compte de Donald Trump, l’outil de communication préféré du président, qui comptait quelque 88 millions de personnes abonnées.

En plus de sa mesure phare, Twitter a aussi supprimé, le week-end dernier, 70 000 comptes affiliés à QAnon.

Facebook a de son côté entrepris de retirer tous les messages liés au slogan Stop the steal (Arrêtez le vol) et suspendu le profil du locataire de la Maison-Blanche pour une durée indéterminée.

Écrans de téléphone et d'ordinateur montrant le logo du réseau social Parler.

Le réseau social Parler

Photo : afp via getty images / OLIVIER DOULIERY

Google et Apple ont exclu le réseau social Parler de leurs plateformes de téléchargement d'applications. Et Amazon a enfoncé le clou en évinçant de ses serveurs le réseau conservateur, prisé des gens qui soutiennent Donald Trump, ce qui revient à le chasser d'Internet.

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