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Le masque chirurgical au coeur de la rentrée dans les écoles secondaires du Québec

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Des étudiantes d'une école de Québec descendent de l'autobus, masquées.

Le port du masque chirurgical est maintenant obligatoire en tout temps, à l'intérieur comme à l'extérieur de la classe.

Photo : Radio-Canada / Hadi Hassin

Des milliers d'élèves ont repris lundi les cours en classe dans les écoles secondaires du Québec, où ils ont reçu leurs masques chirurgicaux, dorénavant obligatoires en tout temps.

C'était la rentrée en classe pour une partie des 1715 élèves de l'École secondaire Roger-Comtois, à Québec, lundi matin. Ceux de 3e, 4e et 5e secondaire devront plutôt attendre à mardi avant de fouler le plancher de l'établissement, car ils suivront leurs cours de façon virtuelle une journée sur deux.

À leur arrivée lundi matin, les élèves de 1re et 2e secondaire ont trouvé dans leur classe une boîte à leurs noms respectifs contenant une cinquantaine de masques chirurgicaux. Ce sera leur petit inventaire, assure la directrice de l'école, Laurie L’Hérault.

Jusqu'ici, le masque chirurgical n'était pas requis, car le couvre-visage, toutefois obligatoire, suffisait.

Ce qui est recommandé, c'est que les élèves le changent deux fois par jour. Qu'ils arrivent le matin avec un masque de procédure et qu'après le repas ils puissent le changer.

Laurie L’Hérault, directrice de l'École secondaire Roger-Comtois

À raison de deux masques par jour, les étudiants en 1re et 2e secondaire devraient ainsi en avoir jusqu'au 19 février.

Les élèves de 3e, 4e et 5e secondaire en auront jusqu'au mois d'avril, puisqu'ils suivent des cours à la maison plusieurs jours par semaine.

Un message à l'interphone sera diffusé pour annoncer la nouvelle procédure aux jeunes. On veut leur expliquer qu'il est plus efficace et on veut leur montrer comment le porter, ajoute la directrice.

Socialisation

La directrice ne cache pas son enthousiasme à l'idée du retour des élèves, particulièrement pour leur besoin de socialisation. Les derniers mois ont été difficiles autant pour les enseignants que pour les jeunes, confie-t-elle.

Au secondaire, la socialisation, c'est très, très, très important. Juste de voir les amis, de retourner dans leur groupe-classe, de voir leurs enseignants, les étudiants sont contents.

Laurie L’Hérault, directrice de l'École secondaire Roger-Comtois

Le fait qu'ils reviennent, c'est une excellente nouvelle, conclut la directrice.

La qualité des cours inquiète à l'Université

C'est également jour de rentrée pour les collégiens et les universitaires.

À l'instar de la session précédente, la très grande majorité des étudiants devront suivre la plupart de leur cours en ligne.

Il y a beaucoup de personnes qui entrevoient ça avec les mêmes difficultés qui sont ressorties à la session d'automne, déplore la présidente de l'Union étudiante du Québec, Jade Marcil.

Beaucoup d'étudiants appréhendent la qualité des cours qu'ils vont recevoir à la session d'hiver. Il y a eu beaucoup de problèmes à la session d'automne, ajoute-t-elle.

Ces inquiétudes sont partagées par le chef du Parti québécois, Paul St-Pierre Plamondon.

Tant sur le plan de la qualité de l'enseignement que sur le plan de la santé mentale, on constate qu'il n’y a rien de concret qui s'est matérialisé, dit-il.

On espère aussi qu'il va y avoir une grande adaptation sur le volet de la charge de travail qui est demandée. Beaucoup de travaux en croyant que les étudiants ont beaucoup plus de temps. Ce n'est pas vrai. Les étudiants vivent de la démotivation, prévient Jade Marcil.

Santé mentale

L'isolement des étudiants qui se poursuit inquiète aussi le Parti québécois. Paul St-Pierre Plamondon demande au gouvernement de considérer l'ajout de demi-classes en présentiel à l'université pour donner un peu de social à nos étudiants qui sont carrément isolés.

Jade Marcil se dit ouverte à cette possibilité, mais demande à ce que chaque étudiant puisse avoir le droit de ne pas se présenter et d'avoir accès à des cours en ligne.

Ce genre de cours risque d'être compliqué à implanter pour les professeurs en raison de la charge de travail. Les professeurs et les enseignants auraient besoin de plus de soutien pour mettre en place ces classes hybrides, croit-elle.

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