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Les trois intempéries les plus coûteuses au Canada en 2020 ont frappé l’Alberta

La grêle qui s’est abattue sur Calgary en juin a causé à elle seule 1,3 milliard de dollars de dégâts assurables.

Une moto et des voitures sont garées dans une rue de Calgary remplie de grêlons.

À lui seul, l'orage de grêle qui a frappé Calgary en juin a coûté 1,3 milliard de dollars aux assureurs canadiens (archives).

Photo : Fournie par Candeena Langan

Radio-Canada

La valeur des dommages assurés attribuables à des phénomènes météorologiques extrêmes au Canada a atteint, l'an dernier, 2,4 milliards de dollars, selon un rapport dévoilé lundi par le Bureau d'assurance du Canada (BAC). Plus de la moitié de ces dommages a été causée par la tempête de grêle qui a touché Calgary en juin.

L'année 2020 se classe ainsi au quatrième rang des pertes assurées annuelles les plus importantes depuis 1983, derrière les années 2016, 2013 et 1998.

Les trois événements les plus coûteux se sont produits en Alberta.

La tempête qui a touché le nord-est de Calgary en juin a causé à elle seule 1,3 milliard de dollars de dégâts en biens assurables. C’est la première fois qu’un orage de grêle coûte aussi cher depuis que le BAC a commencé à tenir un registre, en 1983.

Les inondations printanières à Fort McMurray ont coûté 562 millions de dollars, tandis que les tempêtes estivales dans le centre et le sud de l'Alberta ont coûté 221 millions de dollars.

Les deux autres événements qui ont coûté le plus cher aux assureurs cette année sont l'orage et la tempête de neige du 10 janvier qui ont frappé le sud de l'Ontario et du Québec (98 millions) et la tempête de vent du 15 novembre en Ontario (88 millions).

Une voiture dans une rue sous la tempête.

De la neige et de la pluie qui s'est transformée en verglas se sont abattues sur une partie du Québec et de l'Ontario en janvier 2020.

Photo : Radio-Canada / Guillaume Croteau-Langevin

Le BAC rappelle que les dommages assurables ne représentent qu’une fraction du coût réel d’une intempérie. 

Pour chaque dollar déboursé par les assureurs, les gouvernements et les organisations comme la Croix-Rouge en dépensent beaucoup plus pour aider les sinistrés et rebâtir des infrastructures, souligne l’organisme dans un communiqué.

Il est également difficile de chiffrer les pertes des personnes qui ne sont pas assurées ou dont les assurances ne sont pas complètes.

La directrice des relations avec les médias du BAC, Vanessa Barrasa, remarque que l’Alberta est souvent parmi les provinces qui enregistrent les coûts les plus élevés liés aux intempéries extrêmes.

Les inondations à Calgary en 2013 et les feux de forêt qui ont dévasté Fort McMurray en 2016 sont parmi les catastrophes les plus coûteuses de l’histoire canadienne récente.

Les tempêtes hivernales dans l’est du pays figurent aussi dans le palmarès chaque année.

Une stratégie nationale demandée

Si les phénomènes météorologiques sont toujours partiellement imprévisibles, la tendance est à la hausse en raison des changements climatiques.

Il y a 25 ans, on voyait par exemple, par année, 400 millions de dollars [en réclamations]. Dans les dernières années, c'est 1 ou 2 milliards, dit Vanessa Barrasa.

Avant on voyait peut-être une petite tempête, maintenant les conditions météorologiques extrêmes sont générales toutes les années : ce n’est plus juste une, mais plusieurs [grandes tempêtes].

Vanessa Barrasa, Bureau d’assurance du Canada

Cette hausse des risques, selon elle, va nécessairement à long terme entraîner une hausse des prix des assurances.

Le BAC reproche au gouvernement canadien de ne pas avoir de véritable stratégie nationale pour protéger le public contre l’augmentation des événements météorologiques extrêmes.

Vanessa Barrasa croit qu’il faudrait soutenir une meilleure évaluation des risques quand vient le temps de reconstruire des propriétés ou des infrastructures, afin de choisir un lieu et des matériaux plus sûrs.

Le Bureau d'assurance du Canada salue tout de même la création par le gouvernement du Canada en 2020 du Groupe de travail sur l'assurance contre les inondations et la réinstallation stratégique des résidents des régions à risque élevé. Grâce à ce groupe de travail, les assureurs travailleront avec les gouvernements pour que tous les Canadiens puissent avoir accès à une assurance inondation abordable.

Avec les informations de La Presse canadienne

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