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La Société de développement de la Baie-James célèbre ses 50 ans

Une vue sur Matagami et sur le pont de la Baie-James.

La Société de développement de la Baie-James a des bureaux à Matagami, Chibougamau et Radisson.

Photo : Radio-Canada / Piel Côté

En 2021, la Société de développement de la Baie-James (SDBJ) aura 50 ans. Mise sur pied en 1971 par Québec via la Loi sur le développement de la région de la Baie James, la SDBJ avait d’abord comme mission de mettre en valeur les ressources hydroélectriques du territoire. Un demi siècle plus tard, le mandat de cette société d'État a évolué, au même titre que son territoire.

La SDBJ voit le jour alors que le Québec vit une époque marquante pour son histoire. Lors des premiers mois de l’année, la province suit le procès de Paul Rose, accusé d’avoir tué le ministre Pierre-Laporte. C’est également en 1971 que la Société des Alcools ainsi que la Société des traversiers du Québec voient le jour, deux autres sociétés d’État encore bien actives de nos jours.

C’est dans ce contexte que les Libéraux de Robert Bourassa célèbrent leur première année au pouvoir après avoir défait l’Union nationale en 1970. Pour l’occasion, le premier ministre lance le projet de développement hydroélectrique de la Baie-James.

Ça va favoriser le progrès social et la stabilité politique et c’est un tournant dans l’histoire économique du Québec, déclare-t-il au Colisée de Québec alors que son parti célèbre sa prise de pouvoir.

Deux mois plus tard, au milieu du mois de juillet, la loi sur la Société de développement de la Baie-James est adoptée, le même jour que la Loi sur la protection du consommateur.

De premières années très chargées

Entre 1971 et 1976, la SDBJ cumule les projets d’envergure, comme la construction de la route de la Baie-James, nouvellement appelée route Billy-Diamond, et la construction de l’infrastructure aéroportuaire le plus nordique accessible par une route asphaltée au Québec, l’aéroport La Grande-Rivière.

Un homme regarde la caméra. Il a les bras croisés.

Alain Coulombe cumule 30 ans de service à la Société de développement de la Baie-James (SDBJ) et occupe présentement les fonctions de directeur général (archives).

Photo : Radio-Canada / Piel Côté

Dans la première moitié des années 80, la SDBJ est ensuite pratiquement démantelée, rappelle l’actuel président-directeur général, Alain Coulombe.

L’ensemble de ses biens avait été distribué à d’autres ministères ou organismes et il n’y avait même plus de numéro de téléphone nulle part, se souvient-il.

La rationalisation de la SDBJ se termine en 1987 et l’organisme connaît un nouvel essor jusqu’au milieu des années 90. La mission se transforme également.

En 1998, le développement économique et la mise en valeur des ressources naturelles autres que les ressources hydroélectriques sont désormais les deux plus grands objectifs. Vingt ans plus tard, cette mission se poursuit toujours.

Aujourd’hui, l’organisme gère de nombreux dossiers. En plus d’être propriétaire de la route de la Baie-James, du chemin de Chisasibi et de l’aéroport de La Grande-Rivière, la SDBJ exécute des mandats de gestion d’infrastructures de transport pour deux clients principaux, soit Hydro-Québec et le ministère des Transports.

Un panneau indiquant la distance à parcourir pour atteindre différentes municipalités sur la route de la Baie-James.

La route de la Baie-James relie des municipalités très éloignées les unes des autres (archives).

Photo : Radio-Canada / Karine Mateu

Son expertise régionalisée fait qu’elle gère aujourd’hui plus de 2000 kilomètres de routes, ce qui représente plus de 50% de réseau routier régional ainsi qu’un aéroport et deux aérodromes.

La SDBJ gère aussi le relais routier 381 située sur la route Billy-Diamond.

Un homme est assis à son bureau. Il tient un crayon et porte des lunettes.

Le directeur général de Matagami, Daniel Cliche.

Photo : Radio-Canada / Piel Côté

C’est un joueur majeur dans l’économie locale.

Daniel Cliche

La mission de la Société de développement de la Baie-James n’est plus la même, admet le directeur général de Matagami, mais l’expertise de l’organisme est un atout essentiel pour la Jamésie.

Les équipes techniques sont capables de gérer des projets, dit-il, de les réaliser, incluant le savoir-faire dans les procédures d’appels d’offres.

L'homme est assis à son bureau. Des photos sont placées dans un meuble derrière lui, de même qu'un drapeau aux couleurs de la Ville.

Le maire de Matagami, René Dubé, est en poste depuis l’élection 2005 et complètera sous peu son quatrième mandat.

Photo : Radio-Canada / Piel Côté

C’est un joueur tellement important sur le territoire, ajoute le maire de Matagami, René Dubé. C’est comme avoir un bureau du gouvernement dans ton milieu, ça fait toute la différence et la SDBJ fait toute la différence là-dessus.

René Dubé fait remarquer que la SDBJ s’implique économiquement dans le territoire. Quand le projet Persévérance a été confirmé, la relance de la mine de Matagami en 2006, la SDBJ a été partenaire là-dedans. Ils ont soutenu la transaction et ça a donné de l’ouvrage aux travailleurs de Matagami durant les 15 dernières années suivantes, félicite-t-il.

Personnellement, je ne me passerais pas de la SDBJ.

René Dubé

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